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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 17:41

 

Bonjour,

un commentaire vient d'être posté par henry sur l'article Le frelon est mort en ville, vivent les abeilles !!!,

« Je pense que les abeilles et les plantes souffrent aussi d'une pollution due au largage du carburant effectué par les avions avant leurs atterrissages »

L'équipe de over-blog.com


L’équation est toujours commerciale :


Les avions peuvent peser plus au décollage qu'à l'atterrissage.


Statistiquement un avion qui a réussi son décollage autorisé a vraiment une très grande probabilité de voler correctement suffisamment longtemps pour brûler assez de kérosène et atteindre ainsi le poids plus léger autorisant un atterrisage sans problème.

Donc, il est pécuniairement intéressant de charger les avions de fret ou de passagers au maximum du poids permettant un décollage en pariant qu’aucun problème n’imposera un atterrissage d’urgence avant que le poids total de l’avion ne soit redescendu à un niveau permettant le retour au sol.


Et si un problème survenait malgré tout, les décideurs ont prévu de pouvoir larguer du carburant, jusqu’à retrouver un poids acceptable pour atterrir.


Ces largages de carburant sont une réalité mais ne présentent qu’un très petit pourcentage des atterrissages.


Mais comme le nombre des décollages a considérablement augmenté ces dernières années, le nombre des largages de carburant avant atterrissage ne sont vraisemblablement  pas si minimes qu’on veut bien nous le faire croire. Ils peuvent même se produire sur des sites protégés comme le lac du Bourget, ainsi que l’atteste dans une pétition, un collectif d’associations luttant contre les nuisances de l’aéroport de Chambéry Aix en Savoie.  «
Un cas de délestage d’excès de carburant sur le lac a même été constaté. Il nous a été assuré que celui-ci est extrêmement rare mais reste possible.» ( Tresserve Alternative. Siège : Mairie de Tresserve 73100 Tresserve ; ADRILAC. Siège : 2 chemin des Confins 73100 Brison St Innocent ; Equi’Libre Naturespaces : Siège : chemin de la Fontaine 73100 Brison St Innocent). Michel Barnier, actuel ministre de l’agriculture et de la pêche est un des instigateurs du projet « grand lac » en cours de réalisation et le conseil général de la Savoie dont il a été le président a beaucoup fait pour le développement de cet aéroport.



L’excès de trafic aérien provoque l’apparition de nuages de culture orageux même lorsque la météo annonce du beau temps. De plus en plus souvent des avions sont foudroyés peu après le décollage et sont contraints d’atterrir en urgence sans pour autant que les journalistes ne mentionnent le largage pourtant plus que plausible du carburant (sauf si l'avion n'était pas à pleine charge ou est d'un modèle non conçu pour un largage).
Exemple de foudroiement un quart d’heure après le décollage de Strasbourg avec retour précipité et atterrissage d’urgence, article de Xavier Breuil dans le Progrès de Lyon du 29 avril 2009 :
http://www.leprogres.fr/fr/region/le-rhone/rhone/article/1043090,184/Le-vol-Strasbourg-Lyon-foudroye-panique-dans-l-avion.html  « Dans l'avion de la compagnie Brit-Air qui effectue le vol Strasbourg-Lyon, le commandant de bord prend comme à l'accoutumée la parole : merveilleux temps au départ, merveilleux temps à l'arrivée annonce-t-il notamment. C'est vrai, sauf qu'il y avait un gros nuage sur la route » Les aviocordes sont une réalité, potentiellement très orageuse. Cela augmente la fréquence des incidents peu après le décollage et les nuisances dues aux largages de kérosène.

 



Ces largages de carburant par les avions sont localisés et, bien que très nocifs pour la vie du lieu où le kérosène retombe, ils ne peuvent expliquer la disparition des abeilles sur un très large territoire.

 

« Je pense » est une expression que je n’emploie que très rarement car je prends le temps de vérifier toutes mes observations avant d’en parler. Mais puisque Henry a soulevé le problème de la nocivité des hydrocarbures sur les abeilles je vais aujourd’hui utiliser ce terme.


Les abeilles, les guêpes, les libellules maintenant, s’envolent confiantes et atterrissent en urgence et au ralenti pour se frotter les yeux. Les enfants aussi se frottent de plus en plus souvent les yeux et les adultes ne sont pas épargnés. Et il est devenu très rare de ressentir la sensation de respirer un air vivifiant, de se remplir du célèbre bol d’air.


L’irritation des yeux et des muqueuses, la diminution de la ventilation et un sentiment d’oppression peuvent être directement liés à la présence d’hydrocarbures dans l’air. Les insectes n’ont pas de poumons et respirent par de nombreux orifices répartis sur tout leur corps, il est vraisemblable que la présence d’hydrocarbures dans l’air soit une des causes principales de leur manque de force actuel. Leur santé et notre santé sont en jeu.

 

Je pense que, plus qu’aux largages d’urgence, ces  hydrocarbures en présence dans l’air, ou à la surface de l’eau ou sur les feuilles proviennent tout simplement de l’addition de tous les rejets imbrûlés par les réacteurs des avions même bien réglés.


C’est sans doute cette  présence des hydrocarbures dans l’air ambiant qui provoque les étranges couleurs des irisations de la lumière solaire et également  de celle des phares des voitures ou des lampadaires.


Voilà ce que cela donne au-dessus d’un rucher.


Brillance des ruches sous le soleil blanc et irisations hydrocarburées

 

Ces irisations aux couleurs des hydrocarbures et non de l’arc en ciel sont présentes partout où le trafic aérien est trop important ; elles ne sont pas un artéfact lors de la prise de vue.

Etes-vous concernés près de chez vous ou sur votre lieu de vacances ?

ATTENTION EXPERIENCE A NE PAS FAIRE SI VOUS AVEZ LA CHANCE D’ETRE DANS UN ENDROIT AU CIEL TRES PUR.

L’ombre est anormalement floue, le soleil encore bas, tournez le dos au soleil, fermez l’œil gauche, clignez l’œil droit pour voir le jour entre les cils et lentement pivotez sur la gauche pour retrouver le soleil. Dès la mi-parcours une irisation de la même couleur que celle de la lumière au-dessus du rucher apparaîtra autour de vos cils.


NB : la lumière qui nous arrive est en fait déjà altérée  par le passage au travers du voile d’aviocirrus.


Aux levers et aux couchers du soleil, moments où la lumière solaire est encore davantage absorbée par l'atmosphère les irisations  ont un autre aspect.


Exemple au marais du Vigueirat dans les Bouches-du-Rhône où s’est tenue le 1er mai dernier une réunion d’écologistes en vue des élections européennes de juin.


Projecteur en haut, soleil couchant à droite, reflets du soleil à gauche


Les photos du soleil ont disparu des quotidiens et des publicités papier depuis au moins la mi-mars 2009, sans doute pour que tout un chacun soit préservé de la vision anormale de ce soleil irisé. Quoiqu'il soit fait pour cacher la présence de ce soleil bizarre, il se retrouvera sur les photos personnelles des vacances.



« Vous n’imaginez pas le pouvoir de l’écologie » dit le slogan.

Je ne pense pas que José Bové,  Cécile Duflot ou Michèle Rivasi aient pris le temps d’observer la lumière du soleil ou les libellules, ni même les nuages dans le ciel alors que le mistral, très violent, aurait dû assurer un ciel parfaitement bleu.


Fort mistral sur le parking du marais du Vigueirat. Le ciel reste pâli par les aviocirrus et les aviocordes sont présents.

Pour retrouver du pouvoir, agir en faveur de la nature, il faut commencer par la voir comme elle est devenue et non pas comme on l'imagine ou se remémore.

La culture bio n’est plus qu’un leurre si l’on ne tient pas compte de l’épandage généralisé des hydrocarbures par les avions. Les plantes sauvages sont elles aussi touchées. Les conséquences risquent d’être visibles très vite si le problème reste caché. Et les hommes risquent de montrer bientôt un regard aussi étrange que celui des libellules protégées du marais du Vigueirat.



Libellule éblouie au sol après un atterrissage en planant ou presque.

J'ai dû la toucher du doigt pour qu'elle accepte de redécoller.


Quelques mètres plus loin, toujours aussi éblouie elle se laisse poser dans l'herbe luisante.

Je la laisse frotter ses yeux brûlants et la touche une nouvelle fois du doigt. Elle parvient à s'arracher du sol...


... et parvient à se poser sur un arbre.

Les feuilles sont très brillantes et toujours cette lumière bleue. Un bourdonnement d’abeille, buzz d’Albert Einstein, rien n’est établi


Libellule fatiguée se reposant la tête à l'abri du soleil blanc

La libellule a finalement choisi de se reposer en pleine journée, reste à savoir pourquoi :
- dans l'espoir que le soleil retrouve ses rayons parallèles et ne l'éblouisse plus?
- dans l'espoir de sécher et rigidifier ses ailes et son corps peut-être trop ramollis par l'excès d'humidité engendrée par le trafic aérien ?
- dans l'espoir de calmer la douleur de ses yeux irrités par les hydrocarbures ?
- dans l'espoir de récupérer de l'indicible fatigue de son corps refusant de s'ouvrir aux hydrocarbures?

La réponse n'est pas simple, dans tous les sens du terme. En tous cas l'année dernière les libellules volaient mieux et les lignes aériennes étaient moindres.

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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 15:37

Plus de rage, plus de carnage,

Le frelon est mort par terre.

(sur l’air de « Le lion est mort » de Henri Salvador).

22 avril 2008, 13h22 Albertville

Par cette belle journée de printemps, durant laquelle, comme le paraphrasent de plus en plus souvent les commentateurs météo, « la sensation de beau temps dominera ou sera peu altérée », dame frelon mourut écrabouillée, le soleil blanc continuant de briller sur son abdomen et les restes de ses yeux. Aucune mouche sur ce cadavre.


Albertville, rue Gambetta, à quelques mètres de l’intersection, en priorité à droite, avec la rue de la République. La lumière diffuse du soleil blanc se reflète sur la poubelle, les quilles de rue. Les différences entre l’ombre et la lumière sont estompées.

 

Dame frelon, de race locale, inspectait les avant-toits  à la recherche d’un endroit propice à l’édification de son nid. Eblouie par le soleil blanc, elle se laissa descendre jusqu’au sol, plus ou moins en planant, comme les guêpes de Camargue  le 15 avril dernier (cf. photos vers la fin de l’article La DGAC favorise la météo de cloporte de ces vacances de printemps ). Fort occupée à se frotter les yeux avec pattes et antennes elle ne fit aucun geste pour éviter la voiture qui approchait pourtant très prudemment de l’intersection. Et la voiture l’écrasa. Ce qui peut aussi nous arriver pour la même raison. « Au volant la vue c’est la vie », à pied, en vélo, en l’air,… aussi

 

Nombre d’insectes, pollinisateurs ou non, contraints d’atterrir en catastrophe, meurent ainsi au sol, écrasés, mangés ou tout simplement épuisés (abeilles, une de plus en moins, 6 minutes pour disparaître  ). Les frelons asiatiques devraient bientôt connaître le même sort à moins qu’ils n’aient trouvé le petit coin de paradis terrestre où le ciel n’est pas encore saturé par trop d’avions.

 

Si rien n’est rapidement fait pour réduire immédiatement le nombre d’avions simultanément en vol, la petite ritournelle peut se chanter dès à présent :

 

+ de rage, + de carnage,

Le frelon est mort par terre.

 

 



Vivent les abeilles !!!



Un duel sans merci, une course à la vie sont engagés entre soleil blanc et profusion de fleurs mellifères.


Les villes sont de plus en plus diversement fleuries.


Les syndicats apicoles, UNAF en tête, des associations écologistes se démènent pour que soit supprimé l’emploi des pesticides en ville, pour que soient généralisées les jachères mellifères.  Les conseils généraux jouent le jeu en fauchant moins souvent le bord des départementales. Des ruches sont installées sur des bâtiments publics, dans des parcs et même au musée de l’air.


Partout l’humidité du trop d’avion blanchit le ciel, ramollit les feuilles, atténue, diffuse et altère la lumière. Les fleurs s’ouvrent plus tard le matin, se referment plus tôt le soir. Tout luit étrangement.

 


 
Abeille et mouche ont été attirées par la luisance de ces tulipes comme le moucheron par un lampadaire.


Il en résulte du temps perdu pour butiner ou se délecter des crottes de chien ou cadavre de frelon.


 
Une abeille par ci…



Une abeille par là …



Butineuse citadine volontaire…

 

mais pas infatigable !!!  Parviendra-t-elle à retourner jusqu’à sa ruche mieux que sa cousine campagnarde?


Un bourdonnement d’abeille, buzz d’Albert Einstein, rien n’est établi



Les abeilles en ville

Nourriture, tranquillité des ruches, écarts de température plus modérés, suivi sanitaire assuré, tout est fait pour que les abeilles se sentent bien en ville.

De plus elles n'ont pas de grandes étendues monotones à traverser en se guidant uniquement au soleil, les fleurs sont relativement proches de la ruche et les immeubles, jusqu'à un certain point, servent de balises comme les piquets d'un bord de piste guident le skieur par jour blanc.

Mais si le dallage, le goudron ou même les brins d'herbe de la pelouse deviennent trop brillants au soleil blanc, les abeilles perdront la notion du haut et du bas et auront le même problème que les abeilles qui, emportées par la vitesse de leur vol, se retrouvent au-dessus d'une piscine ou d'un névé. "Je veux rentrer!", hurle l'abeille qui disparait.

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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 03:43

Jeudi 9 avril 2009,

une presque belle journée de printemps, en Savoie, entre Chambéry et Aix-les-Bains

 
 

Bzz, bzz, bzz

 

12h31

alors que loin de mon ordinateur je déjeunais dans l’appartement de mon enfance à Aix-les-Bains Mick m’envoyait ce bref courriel :

 

« Quelques photos prises à "Beauvoir" 73290 La Motte Servolex »

 

5 photos d’une abeille butinant une fleur de pêcher et titrées « Un_matin_de_printemps »

 

 


 

Buzz, buzz, buzz

 

Environ 12h15,

en voiture, en écoutant la radio  je saisis quelques instants de « La tête au carré », émission de vulgarisation scientifique de France Inter, animée par Mathieu Vidard, thème du jour « Les abeilles en danger », invitée Natacha Séléstré, réalisatrice de documentaire et environnementaliste dont le film « Disparition des abeilles, la fin d'un mystère", sera diffusé sur France 5 le mardi 14 avril à 16h30 et est actuellement proposé en DVD avec le numéro d’avril de Sciences et Avenir.

 

Mathieu Vidard

-Et puis pour illustrer notre thème il y a cette phrase très célèbre d’Einstein que nous rappelle Yves qui est avec nous à Brest, cette formule donc « Si l’abeille venait à disparaître, l’homme n’aurait plus que quelques années à vivre, que pensez-vous de la citation d’un tel génie ? » demande Yves par courriel.

Natacha Sélestré

-Alors je suis désolée, Yves, mais cette phrase n’est pas d’Einstein

Mathieu Vidard

-Allons bon, alors de qui est-elle ?

Natacha Sélestré

-On ne sait pas, …. Elle est citée partout, partout….

« Mais à la limite, je dirais peu importe, parce que je pense qu’on n’est pas très loin de la vérité malgré tout. … Qu’on  l’ait attribué à lui, à la limite, c’est pas très grave, dans la mesure où effectivement le propos est assez juste »

 

 

BZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ


 

16h09

 

 

Dans la campagne de la Motte Servolex

Je m’approche d’un vieil homme pour lui demander s’il sait où je peux voir des ruches dans le coin et il me répond, puis ajoute, mélancolique et soucieux à la fois :


-       
« Ah, Monsieur, vous ne pouvez pas savoir, ce cerisier là-bas, c’était UN BOURDONNEMENT !!! »

Oh si, je me rappelle !!! Cette campagne, comme le golf  d’Aix-les-Bains,  la colline de Tresserve ou les flancs du Revard étaient parties de mon territoire sans cesse parcouru à pieds, en vélo, puis en vélomoteur.

Début 2000, la lumière n’était encore grise et nulle aviocorde n’apparaissait derrière les cerisiers.


 

 

ANAGRAMME

 

 

 

Albert Einstein

 

A   B   E E E   I I   L   N N   R   S   T T

 

Rien n’est établi.

 

 

 

Une rapide recherche sur le net laisse apparaître que la fallacieuse citation :

 

« Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre », Albert Einstein.

 

pourrait avoir été lancée, volontairement ou non par un membre de l’UNAF, Union Nationale de l’Apiculture Française.

 

Ce syndicat est en ce moment le promoteur de l’opération de grande envergure « l’abeille, sentinelle de l’environnement »  http://www.unaf-apiculture.info/sentinelle.htm

 

 


 

Sentinelles dans  l’environnement de La Motte Servolex (73290)

 

Les ruches indiquées par le vieil homme

et derrière la rangée d’arbres à laquelle elles sont adossées, des cerisiers en fleurs.


 

Les cerisiers sont extrêmement fleuris cette année.





Enormément plus de fleurs que d’abeilles

 ou  d’autres insectes pollinisateurs telle l’abeille forestière.

 


 

Seuls quelques petits bourdonnements de ci, de là.


Les pêchers sont également bien fleuris.


Pourtant les abeilles semblent les dédaigner.

Une seule abeille vers le haut de cette photo


Yeux étranges et ailes luisantes sur l'abeille de Mick


Quelles rares abeilles parviennent à atteindre les fleurs de pissenlit fleurissant pourtant juste devant le rucher



Dans son œil aussi un étrange soleil et trop de brillance sur le dos de son abdomen


La fleur est luisante, les ailes deviennent miroirs irisés



Deux soleils dans les yeux de l'abeille complètement absorbée par son butinage


Il est temps de retourner à la ruche, mais avec trois soleils dans les yeux, ce sera plus difficile.
"Je veux rentrer!", hurle l'abeille qui disparait.




Les dernières longueurs d’ondes des rayons du soleil, qui ont déjà été  absorbés et déviés à l’extrême par les aviocirrus, se réfléchissent sur les fleurs et  les rendent alors presque invisibles aux insectes pollinisateurs.

 

Le trafic aérien a considérablement modifié notre atmosphère au niveau de la lumière et de l’humidité. S’y sont ajoutés des teneurs en kérosène, des résidus gazeux et d’autres solides.

 

 

Les glaces, les abeilles, les plantes, les animaux et les humains ne sont pas menacés, les uns après les autres, dans un délai s’étendant sur plusieurs années,  mais sont atteints maintenant et simultanément, chacun cédant par son point faible.

 

Ce que j’écrivais l’année dernière n’est déjà plus d’actualité.

Bienvenue en Avionie, la néoplanète où nous nous contraignons à vivre

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11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 08:48

Depuis plus d'un an je montre des photos d'abeilles qui peinent à retrouver leur ruche.
abeilles, une de plus en moins, 6 minutes pour disparaître
Boris Johnson, nouveau maire de Londres, ébloui, trébuche comme une abeille ou une mouche.

Le 29 janvier 2008 j'avais imaginé une petite expérience pour essayer de réaliser ce que vivent les insectes éblouis.
Disparition des abeilles expérience pour mourir dans la lumière comme un insecte volant

Les articles de ce blog sur les abeilles sont tous réunis dans cette rubrique disparition des abeilles


 

Aujourd'hui je vous propose deux petites vidéos, de mauvaise qualité car je ne dispose ni du matériel, ni de l'expérience nécessaires, mais assez explicites si on prend la patience de les regarder attentivement


Retour difficile à la ruche, atterrissage trop haut

Sur cette vidéo, la ruche est en bois, la planche d'envol aussi. Mais une barre rendue brillante par les rayons du soleil qui ont traversé des aviocirrus,  leurre certaines abeilles qui atterrissent trop haut. On peut alors les voir redescendre en marchant jusqu'au trou de la ruche. C'est une perte de temps et de la fatigue supplémentaire.




Retour difficile à la ruche, collisions contre la paroi extérieure de la ruche

En patientant jusqu'à la deuxième partie de cette vidéo on peut voir des abeilles se cogner contre la ruche avant de finir par retrouver l'entrée. Ces collisions peuvent être assez brutales pour assommer  l'abeille tel l'oiseau qui se cogne contre une vitre. Quand cela se produit loin de la ruche, généralement l'abeille ne parvient plus à rejoindre sa colonie et semble avoir mystérieusement disparue.






Retour à la ruche avant toit taché de déjections

Le soleil blanc fait briller abdomens, ailes et yeux. Beaucoup d'abeilles, à peine sorties de la ruche font demi-tour au bout de quelques centimètres, mètres ou dizaines de mètres et reviennent sans même avoir tenté de butiner. Trois d'entre elles atterriront trop haut, sur l'avant-toit qui protège la planche d'envol.





Traces de déjections sur l'avant-toit qui protège la planche d'envol


Il y a quelques années, j'avais ramené de l'océan de quoi faire vivre deux aquariums marins. Un jour un enfant, pour voir, a mis un petit poisson, une vieille, dans l'aquarium qui contenait crabes, anémones et crevettes. La pauvre vieille s'est mise à tourner comme une folle, à essayer de sauter hors de l'eau et mourut brusquement. L'équipe du commandant Cousteau nous a confirmé qu'elle avait bien pu mourir d'une crise cardiaque.

Le rapport avec les abeilles?
Les abeilles ont un coeur rudimentaire qui sert entre autres à pulser les déjections. Comme tout être vivant les abeilles connaissent le stress.
Je pense que le stress causé par cette gêne visuelle qui les égare est sufisamment puissant pour leur déclencher une diarrhée dont on voit les traces sur les avant toits de ces ruches.


Quel est cet étrange éclat bleu au milieu de nulle part?


C'est le soleil avionneux qui éclaire le fond des yeux de ce bourdon qui après bien des efforts a réussi à retrouver l'entrée de son nid.


Un petit aperçu de l'environnement de ces bourdons


Recherche de son nid à gauche


Recherche de son nid à droite


Est-ce là l'entrée du nid tant cherché?


Hélas non, et la mort saisira sur place ce bourdon épuisé semblant tout étonné de ce qui lui arrive.


ATTENTION DANGER


Les éclats du soleil avionneux sont aussi sur notre route


La taille normale du soleil n'est que la tache sombre du reflet.

Le centre du reflet est sombre car la plupart des longueurs d'ondes de la lumière ont été déviées.
Ces reflets démésurés sont dangereux pour les piétons, cyclistes ou automobilistes qui les croisent.  Lorqu'ils se produisent à l'intérieur de la visière du casque d'un motard, celui-ci se trouve dans un danger extrême quelle que soit sa vitesse.

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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 21:37

Dimanche 15 mars 2009, cimetière d’abeilles dans le haut Val d’Arly en Savoie

19 cadavres d’abeilles sur cette photo ; 1 seule abeille ramenait du pollen

Que s’est-il passé ?


   

D’ordinaire il est très rare de trouver des abeilles mortes dans une ruche ou à proximité, car les abeilles soucieuses de la bonne santé de la colonie emmènent les cadavres à plusieurs dizaines de mètres de chez elles.




Mi-mars, milieu de journée, le soleil tape fort sur les chalets, les plaques de neige et les ruches.




Les reflets du soleil et la réverbération peuvent d’un seul coup devenir énormes.





Les abeilles éblouies, abasourdies, virevoltent comme des mouches et tentent un retour en catastrophe au rucher. La plupart d’entre elles n’ont pas eu le temps d’aller butiner.




Le dernier névé est un piège mortel à traverser.

Les abeilles éblouies perdent de l’altitude, volent en crabe ou même sur le dos.

S’il y a contact avec le froid de la neige c’est l’horreur : instantanément la griffe ou l’aile se colle  au névé. En se débattant la pauvre abeille creusera sa tombe ou mourra d’épuisement.



Peut-on sauver cette malheureuse travailleuse qui tourne désespérément autour de sa patte avant droite prise dans la glace?


La ruche n’est plus qu’à deux battements d’ailes.


Le soleil dans les yeux de l’abeille n’a pas son aspect naturel. Elle s’envola d’un trait pour rattraper le retard et finit sans vie dans les feuilles mortes, au-delà du rucher, engourdie par le froid déjà descendu du ciel alors que le soleil y était encore haut.



 

Pendant ce temps, en Provence les amandiers sont en fleurs depuis une quinzaine de jours.

 

Ciel apparemment bleu, beaucoup de fleurs mais beaucoup moins d’insectes pollinisateurs que l’année passée.



Cette butineuse provençale, déboussolée par cette lumière grise, impensable pour le sud de la France, ne retrouvera pas sa ruche malgré cette pause intempestive.




Pour en savoir plus voir Boris Johnson, nouveau maire de Londres, ébloui, trébuche comme une abeille ou une mouche. et les autres articles de la catégories disparition des abeilles

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21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 21:21

Commentaire de réré sur l'article Disparition ou prolifération des sales bêtes : abeilles, mouches...

« J'ai remarqué qu'il n'y a plus beaucoup d'insectes. Tous ceux qui sont loin du rapport avec les insectes ne s'en rendent pas compte!
Le monde est-il perdu ?
Je me suis inscrit à un rucher école pour faire quelque chose...! »


En quelques mots réré a tout dit. Vraiment tout, ça mérite quelques instants d’attention.

 


« Le monde est-il perdu ? »

Les abeilles meurent. Les apiculteurs le clament,  les médias nous le répètent, les abeilles meurent et nous allons tous mourir parce que selon ce qu’aurait dit Einstein « Si les abeilles venaient à disparaître un jour, il ne resterait que 4 ans de vie à l’humanité. ». Cette phrase qui selon certaines rumeurs ne serait que pure invention d’un membre de l’UNAF (Union Nationale des Abeilles de France) est reprise à l’infini par tous les professionnels  ou amateurs ayant un rapport proche ou lointain avec le miel, ses dérivés ou besoin des insectes pollinisateurs. Les associations les plus diverses, protection de la nature, écologie, culture bio, se sont trouvées  un ennemi commun : l’industrie chimique des insecticides et des engrais. La tension monte.

Les abeilles semblent disparaître en masse dès 2006 ou 2007. Nous sommes fin 2008, combien de temps nous reste-t-il à vivre ?

Septembre 2008, déjà les médias commencent  la diffusion d’informations sur une facture possible de 153 milliards de dollars qui seraient nécessaires annuellement si l’homme devait effectuer le travail des insectes pollinisateurs pour sauver ses cultures. Mais que deviendraient alors les plantes sauvages ?

 

Octobre 2008, Le rapport sur l’avenir des abeilles, commandé par le premier ministre François Fillon et réalisé après une enquête de 6 mois par Martial Saddier, député-maire de Bonneville (74) est présenté officiellement sur le site du Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire.

 

http://www.developpement-durable.gouv.fr/article.php3?id_article=3766&var_recherche=abeilles+saddier

10 octobre 2008 : Rapport Saddier, "Pour une filière apicole durable"

Martial Saddier, Député de la Haute-Savoie, a remis son rapport "Pour une filière apicole durable : les abeilles et les pollinisateurs sauvages" au Premier ministre.

Télécharger la synthèse du rapport (format PDF - 65.1 ko)
Télécharger
le rapport (format PDF - 1.4 Mo)

Dans un contexte d’affaiblissement et de surmortalité des colonies d’abeilles et des pollinisateurs sauvages, le Premier ministre, François Fillon avait confié à Martial Saddier, député de la Haute-Savoie, une mission de six mois en vue d’analyser la situation concernant la mortalité des abeilles et de proposer un plan d’action en lien avec Jean-Louis Borloo, Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche et Nathalie Kosciusko-Morizet.

Martial Saddier vient de remettre son rapport intitulé "Pour une filière apicole durable". 

Ses préconisations

Le député juge que la surmortalité des abeilles "n’est pas contestable" et qu’elle atteint des taux "de 30 à 40 % avec des exemples quotidiens de destruction totale du cheptel".

Le rapport préconise de mettre en place une filière de reproduction d’abeilles reines pour assurer le renouvellement du cheptel et limiter le risque d’importation d’espèces invasives.

Le député propose également la définition d’un statut de l’apiculteur, distinguant l’apiculteur de loisir de l’apiculteur professionnel.

Il recommande aussi la création d’une plate-forme de travail selon le modèle du Comité opérationnel du Grenelle de l’environnement "Agriculture et alimentation biologiques". Celui-ci regrouperait l’ensemble des acteurs concernés par la filière.

Enfin, Martial Saddier préconise la création d’un Institut technique et scientifique de l’abeille, chargé d’élaborer et d’analyser les programmes de recherche de la filière.

Le rapport Saddier est un rapport propre : aucune trace des mots « téléphone portable », « Régent » ou « Gaucho ». Le mot « insecticide » y figure une fois pour autoriser la destruction des nids de frelons mangeurs d’abeilles et le terme « pesticide » apparaît dans la rubrique « indicateurs de réussite, … diminution des pesticides ». Pas de trace non plus du « soleil blanc » ni de la « lumière diffuse ».

L’Union Nationale de l’Apiculture Française (UNAF) a lancé dès 2005 la charte « Abeille, sentinelle de l’environnement » qui est présentée pour signature à ce lien http://www.abeillesentinelle.net/ .

Le mot sentinelle est employé un peu abusivement, les abeilles n’ont pas la volonté de faire quoique ce soit pour les hommes, elles s’ingénient à survivre dans un milieu de plus en plus hostile et c’est tout. En cela elles peuvent être les révélatrices de la dégradation de notre propre environnement. La sentinelle, le guetteur, c’est en fait chaque homme qui, sa conscience éveillée, prend le temps de regarder ce qui se passe actuellement dans la nature, au sol comme en l’air.

Une sentinelle a normalement pour mission d’alerter de l’arrivée d’un danger afin que le gros de la troupe puisse être protégé, voire vainqueur. Dans les mines de charbon, la mort ou un simple malaise du canari dont on plaçait la cage aux endroits les plus susceptibles d’accumuler les gaz toxiques, entraînait immédiatement le repli des hommes vers la sortie.

Monsieur Saddier, dans son rapport, préconise une autre solution qui peut se lire ainsi : Nos abeilles, sentinelles de l’environnement, meurent ? Qu’à cela ne tienne, notre filière de reproduction d’abeilles reines sera si productive, qu’immédiatement les sentinelles seront remplacées. Et donc s’il y a toujours des sentinelles, c’est que tout va bien, CQFD.

Plus on s’est donné du mal à chercher à côté, plus on aura du mal à croire que la réalité puisse être simple : les abeilles et autres insectes disparaissent tout simplement parce qu’étant éblouis, par la lumière solaire altérée par un excès de trafic aérien, ils s’épuisent dans le moindre de leur déplacement, et finissent par se perdre et mourir. Les reines s’épuisent à remplacer les ouvrières manquantes. Les parasites, virus et champignons les plus divers profitent de cette faiblesse des abeilles et aggravent la situation. . .Boris Johnson, nouveau maire de Londres, ébloui, trébuche comme une abeille ou une mouche.

Vendredi 30 mai 2008, Monsieur Saddier m’a reçu dans son bureau parlementaire de Bonneville. J’ai pu lui présenter ce fait, ainsi que la dangerosité des orages de grêles qui se produisent de plus en plus souvent sous des nuages d’un nouveau genre : les cordons avionneux.

J’ai également pu, entre autres, rencontrer ou m’entretenir  pour leur parler de cet impact de l’excès de trafic aérien sur la disparition des abeilles : Jean-Marie Pelt, Allain Bougrain Dubourg, Denis Cheissoux, les responsables de l’UNAF et ceux du principal syndicat professionnel des apiculteurs, Alain Raveneau de la revue Rustica.

17 décembre 2008, Monsieur Michel Barnier, ministre de l’agriculture, prolonge pour 2009 l’autorisation de l’utilisation encadrée de l’insecticide cruiser pour la culture du maïs. http://agriculture.gouv.fr/sections/presse/communiques/michel-barnier-decide/  

 Les associations et partis politiques de défense de l’environnement expriment leur colère et appellent à réagir vivement.


TREVE DE NOEL

Du haut de son nuage le père noël semble se demander lui aussi si le monde n’est pas perdu ou du moins n’est pas devenu fou.


 



13 décembre 2008
, dans l’indifférence générale le père noël a chu de son trône au milieu de la foule, illustrant ainsi la peur de nombre de nos anciens d’agoniser seul au milieu de leur voisinage affairé. Pas une maman, ni un papa n’ont jugé bon de redresser ce mannequin. La magie de noël n’est plus. Dans notre monde de robots chacun a sa place et une seule, et reste sur ses rails avec ses œillères bien ajustées.

-Dis maman, pourquoi il est par terre le père noël, il est malade?
-C'est pas grave, allez viens!
Sans doute le "vrai" père noël est-il allé manger en oubliant à terre son rempaçant de plastique. Mais l'image d'un adulte à terre, dans tous les cas, c'est angoissant pour un enfant.



Sur Youtube on peut rencontrer un autre père noël qui désespéré de cette indifférence générale se laisse aller à rentrer dans la mouvance des calendriers des rugbymen ou des mamies sans complexes.

http://www.youtube.com/watch?v=Mz7gm6TN8Wg   (nécessite un contrôle parental)



« Je me suis inscrit à un rucher école pour faire quelque chose...! »

La pression est devenue trop forte. Il faut faire quelque chose.

Associations, politiques, industriels, fondations,… chacun veut montrer le bon exemple ou du moins qu’il fait le maximum pour sauver les abeilles. C’est ainsi que, moyennant une petite dime au passage,  fleurissent des actions telles les jachères apicoles, l’implantation de ruches en ville sur les toits de l’opéra de Paris ou des conseils généraux, le fauchage raisonné des bords  des routes, l’encouragement à planter des parterres de fleurs mellifères variées…

L’action paraît plus satisfaisante que la politique de l’autruche, l’indifférence ou la dépression.

Encore faut-il ne pas se tromper de cible. Que se passera-t-il si malgré toutes ces actions les abeilles continuent de mourir et les plantes à dépérir ?

Les associations ou partis présentent également un double inconvénient :

·         Ils veulent agir vite et signer leur action, ils incitent à leur lutte derrière leur bannière et prêchent plus pour leur chapelle que pour la cause qu'ils prétendent défendre.

·         En cas de succès, ils ne sont pas prêts à cesser leur action, car ce sont devenus des monstres financiers également pourvoyeurs de nombreux emplois. Il vaut donc mieux pour leur avenir pérenniser une multitude d’actions de communication  que de résoudre véritablement les problèmes.



« J'ai remarqué qu'il n'y a plus beaucoup d'insectes. Tous ceux qui sont loin du rapport avec les insectes ne s'en rendent pas compte! »

La solution simple et efficace est dans ces mots. Il s’agit de d’abord retrouver la conscience.

« La parole est d’argent et le silence est d’or » Cessons de nous emballer dans des réponses du tac au tac, dans des élucubrations intellectuelles. Cessons de nous en remettre à des experts. Cessons de nous donner bonne conscience en relayant des messages arrivés par diaporamas au milieu des courriels, en nous délectant devant des émissions ou films tous bâtis sur la même trame.

Nous avons des yeux, un nez, des oreilles… et une conscience. Le ciel, les plantes, les bestioles qui nous entourent, même en ville nous renseignent comme la fuite d’un oiseau renseigne le buffle de l’arrivée du lion.

En étant attentif, vous ne pouvez pas ne pas voir ce qui est arrivé à l’aspect du ciel. Après comme Chaoahn, il faut oser l’exprimer. http://www.eauseccours.com/article-25799325-6.html#anchorComment

Et puis, véritablement nous sommes encore dans une démocratie et si vous osez, gratuitement, avec vos propres mots et non ceux d’une pétition, faire remonter vos observations par votre mairie ou sur un site gouvernemental officiel les choses changeront.


A noël tout est possible.



Décembre 2008, la traçabilité des abeilles devient possible : la société allemande Microsensys vient d'annoncer la création de la plus petite puce au monde (< 1mm 3,2 mg) basée sur les normes internationales ISO 14443) capable d'être dissimulée sur tous les petits objets de valeur pour les repérer en cas de vol ou perte. Mais cette petite merveille technologique, selon Mme Nadin Jurisch peut aussi être collée sur le dos d'une abeille pour en suivre les déplacements.

Voilà le moyen idéal de mettre de façon indiscutable en évidence ce que mes yeux et mon appareil photo voient depuis plus d'un an : quand apparait le soleil blanc et large, causé par un excès de trafic aérien, les abeilles éblouies exécutent des demi-tours à peine sorties de la ruche, butinent moins loin que leur possible rayon d'action, ratent le trou de la ruche au retour, se trompent même de ruche ou se perdent et meurent en route.

J'espère que le gouvernement et les responsables des syndicats des apiculteurs amateurs ou professionnels accepteront de vérifier cela. J'en parlerai également aux avionneurs.

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20 septembre 2008 6 20 /09 /septembre /2008 09:38

Disparition ou prolifération des sales bêtes : abeilles, criquets, cigales, mouches, moustiques, guêpes, grillons, doryphores, tigres du platane, mineuse du marronnier, papillons, toutes ces bêbêtes sympathiques, agaçantes ou répugnantes s’adaptent  au climat de l’Avionie sans se soucier d’être classées utiles ou nuisibles.

Le néoclimat que nous subissons désormais pratiquement tous, généré par le trafic aérien devenu trop important, se caractérise principalement par une humidité relative importante et une lumière altérée et multidirectionnelle.

Les insectes sont particulièrement sensibles à ces modifications du climat.

Abeilles : Imaginez que vous deviez en permanence skier par jour blanc ou rouler avec, droit dans les yeux, le halo du soleil à peine au-dessus de l’horizon. Très vite vous ralentissez, peinez, puis vous arrêtez en attendant des conditions meilleures. Si vous le pouvez, pour progresser  vous cherchez le repère d’obstacles ou de zones d’ombres. Sinon vous vous perdez ou mourrez d’épuisement, c’est ce qui arrive aux abeilles domestiques ou sauvages. S’il vous reste des forces vous pouvez tenter la fuite collective, l’exode. Les abeilles font de même et n’ont jamais tant essaimé que ce printemps dernier, provoquant même de nombreux accidents.


Une abeille attirée par l'odeur du lilas arrive à tire d'ailes pour butiner, s'affaire malgré le soleil blanc dans les yeux, tente de s'orienter pour repartir comme elle est venue. Mais finalement elle n'y parvient pas et ruse en partant à l'opposé pour suivre la zone d'ombre le long du mur au-dessus de la haie, puis elle traverse la route éblouissante dans sa partie descendante à l'arrière du personnage apercevable au bout de la haie et revient à sa ruche après un long détour, à moins qu'elle ne meure en route.











Quand on est en exil, il ne faut pas être difficile sur la terre d'accueil, la vie en ville peut présenter des avantages, un transformateur également.








Chaque petit point dans le ciel est une abeille. Elles ont même une planche d'envol comme dans une vraie ruche. 

Abeilles et guêpes s'épuisent aussi en s'efforçant de se reproduire plus qu'à l'ordinaire. En cas de difficulté, en attendant des jours meilleurs, la nature tente toujours de privilégier la survie de l'espèce à la survie de l'individu. Hélas, il n'est pas encore prévu que le nombre des avions diminue d'ici à l'été prochain.

 

Mouches: Les mouches dès leur naissance se trouvent elles aussi éblouies par le soleil blanc.

 

Celles qui parviennent à prendre leur envol se retrouvent principalement à l’intérieur des maisons ce qui peut faire croire à une année particulièrement propice aux mouches.

En fait au fil de l’été il y en a eu de moins en moins sur les animaux.

 
1er mai 2008 les mouches encore bien présentes fuient les parties du corps rendues trop brillantes par le soleil blanc.



28 mai 2008



3 septembre 2008



Moins de mouches, tant mieux pour la tranquillité des animaux.

 

Et tans pis pour le travail de décomposition !!!

 
Bouses et cadavres devraient être entièrement recouverts de mouches.

Beaucoup, pas beaucoup de mouches ? Les gens d'extérieurs savent qu'il y en a beaucoup moins ; les citadins trouvent souvent que une c'est beaucoup et qu'à partir de dix sur la tête d'un cheval, il faut appeler le vétérinaire, au cas où...

Cigales : Les cigales n’ont pas chanté tout l’été. Avez-vous remarqué comme leur chant était moins éclatant,  le rythme différent ? L’humidité qui règne sous les couloirs aériens est bonne pour la peau et les ongles mais imprègne et assouplit de trop le corps des cigales. Leurs larves sont désormais à l’abri pour plusieurs années sous terre. Ce délai permettra-t-il à l’homme de prendre conscience et d’agir ?


Criquets
 : Cette humidité gêne aussi le chant des criquets et les affament car l’herbe courte et raide qu’ils broient habituellement de leurs mandibules dans les champs fauchés et brulés par un soleil jaune éclatant est aujourd’hui plus verte et plus molle.  Les criquets muets ou presque, se raréfient. Tous les oiseaux qui s’engraissaient à leur dépend pour préparer l’hiver sont en danger.





Doryphores , tigres du platanes ou mineuses du marronnier : Les plus heureux de cette situation sont les insectes sédentaires qui naissent, mangent, se reproduisent et meurent sur la même plante et tant pis pour le développement  de cette plante ou de cet arbre.

 
Doryphores et larve sur plant de pomme de terre


Tigres du platane

Papillons : Les papillons qui se déplacent essentiellement à l’odeur, semblent apprécier l’effort fait pour moins faucher le bord des routes.

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4 mai 2008 7 04 /05 /mai /2008 08:00

Samedi 3 mai 2008, dans les premières minutes du journal de 20h de TF1, on peut voir le nouveau maire de Londres, Boris Johnson, plein d’allant, perturbé dans son élan par les flashs jaillissant de toutes les directions. «Aveuglé par le mur de caméras et d'appareils photos, il ne trouve pas la porte d'entrée de la Mairie» commente la journaliste.

 

http://videos.tf1.fr/video/news/0,,3833857,00-journal-televise-mai-2008-20h-.html

 

Heureusement Boris Johnson est un humain, ses yeux ne sont pas des yeux à facettes.

 

Les mouches, les abeilles et les autres insectes vivent l’angoisse partout où le soleil proche, blanc et large, conséquence d’un trop important trafic aérien, aux rayons arrivant de toute part les éblouit, les stoppe dans leur élan ou les empêche de s’orienter convenablement.

En effet les yeux à facettes nécessitent des rayons parallèles pour recueillir des informations adaptées au cerveau des insectes et permettre un bon choix de direction du vol.
Disparition des abeilles expérience pour mourir dans la lumière comme un insecte volant

A la sortie des ruches j’ai vu des abeilles ayant pris trop en confiance leur envol, être stoppées net dans les premiers centimètres de vol et devoir exécuter une spectaculaire roulade avant sur la planche d’envol.

Le plus souvent elles se frottent simplement les yeux et repartent courageusement.

Selon l’heure de la journée, le parfum des fleurs et l’importance du soleil blanc elles arrivent à aller butiner un peu, mais certaines rentrent prématurément avec un maigre butin, ou d'autres tournent comme des mouches dans une dizaine de mètres autour de la ruche avant d’abandonner et de rentrer bredouilles.

Les plus éblouies, ou les moins courageuses, sortent en marchant par un trou, se frottent les yeux, font demi-tour et rentrent aussitôt dans la ruche.


 

Le retour à la ruche est devenu lui aussi problématique. Les abeilles peuvent en rater l’entrée et perdre du temps à marcher dans l’herbe ou tournoyer devant. Certaines s’assomment contre la ruche ou se trompent de ruche et se font évincer voire tuer.

 


D’autres ne rentreront jamais à la ruche :
abeilles, une de plus en moins, 6 minutes pour disparaître   ou 
abeilles du soir peu d'espoir

           Au total moins de rendement, une famine, une grosse perte d’effectif et beaucoup d’angoisse pour les abeilles comme pour les apiculteurs et petit à petit pour tout le monde.

__________________________________________________________________________________________

Mouches éblouies et immobilisées. Tant mieux en apparence!!! Mais leur travail de décomposition des cadavres et des crottes sera pertubé.

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13 avril 2008 7 13 /04 /avril /2008 20:14

Samedi 12 avril 2008
fin d'une après-midi de printemps
chacun rentre des courses, même les abeilles

Disparition d'une abeille sauvage en 6 minutes.

Je l'ai vue.
Des promeneurs autour de moi l'ont vue aussi.
Avec un peu de chance et d'attention vous pouvez aussi en être témoin.
Il suffit de trouver, en fin d'après-midi, un petit espace avec quelques fleurs non loin,
un petit muret. Le ciel doit être bleu et parcouru d'avions.

Chaque séquence s'est déroulée trop vite pour que je puisse saisir l'abeille en vol.
Mais j'ai les images réelles bien en tête et je vous livre les autres dans l'ordre où je les ai prises.



16h34
Bzzzzzzzzzz 
le temps de tourner la tête,
Bong,
l'abeille en plein vol se cogne contre un petit muret d'une soixantaine de centimètres
et pof se retrouve hébétée au sol.

 



















16h35
Quelques secondes pour retrouver ses esprits,
se frotter les yeux,
redécoller,
se recogner contre le muret
et retomber au sol.





16h36
Moins d'élan, le choc est moins violent.
L'abeille prend conscience de son éblouissement
et se frotte les yeux avec plus d'application.
Alors elle redécolle pour se mettre à l'ombre.
Et se retrouve, en plein soleil,
sur le bas de mon pantalon noir.





16h38
But non atteint.
L'abeille n'en croit plus ses yeux.
Elle tente de se les frotter une nouvelle fois,
et décolle.
Immédiatement elle se retrouve
un peu plus bas, aggrippée au bas
du petit poteau de fer qu'on aperçoit en haut, à droite
de la photo précédente.

 
(en regardant bien sur la photo de droite, en haut de l'aile, on aperçoit un tout petit point de cette lumière bleue qui figurait déjà sur les fourmis bleues et la souris morte, cf. autres articles du site)



16h38
Sans attendre, l'abeille décolle à nouveau,
et se retrouve à nouveau au sol,
pas très brillante,
à part son oeil droit !!!




16h39
L'abeille fuit cette atroce lumière blanche.
Mon pantalon n'est pas le salut.

Le soleil est encore descendu à l'horizon,
son reflet se voit clairement sur ma sandale
et sur l'abeille.



16h40
L'abeille n'en peut plus,
dans un ultime effort elle s'arrache de mon vêtement,
s'élève de quelques mètres,cherche à s'orienter et accélère.
Mais aveuglée, elle doit se laisser redescendre.
Cette fois-ci elle se retrouve empêtrée dans l'herbe.
Elle n'en réchappera pas.
(on aperçoit son abdomen roux au centre de la photo)



C'est ainsi que disparaissent les abeilles.

Bien sûr les causes reconnues existent.
Famine, insecticides, maladies, parasites...
provoquent la mort des abeilles.

Mais quand il reste une cause inexpliquée,
levez la tête, regardez le soleil, furtivement pour ne pas risquer de vous brûler les yeux, ou mieux photographiez-le discrètement avec votre téléphone portable ou un petit appareil photo numérique.
S'il paraît proche, large et blanc, l'abeille
comme beaucoup d'autres insectes
sera éblouie et ses yeux à facettes ne lui
permettront plus de s'orienter.
L'abeille luttera, puis mourra d'épuisement
ou mangée par un prédateur opportuniste.


 

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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 19:33

Ciel magnifiquement bleu,

                         fleurs délicieusement odorantes,

















peu de monde,
















  

 













Accouplement d'abeilles charpentières



Le soleil est encore haut.


Depuis que le soleil brille sur terre, l'abeille suit son horloge interne et butine de bon coeur jusqu'au coucher du soleil.













Oups !!! D'où sort ce monstre de soleil blanc ?



Je n'y vois plus, comment faire pour rentrer?










Je n'irai pas plus loin ce soir, pourvu que la nuit ne soit pas trop froide...













Moi, je suis fort !!! Contraint d'atterrir en catastrophe, je me frotte les yeux,




















... et repars, dos au soleil. 
Ebloui à droite, ébloui à gauche, sûr de moi, 
je vole droit devant et disparais.






 

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Présentation

  • : Planète Avionie, les changements climatiques au quotidien
  • : La nature nous alerte en silence. Parfois le manque de mots ça agace!!! Mais les signes sont tenaces, le dérèglement climatique est installé, de plus en plus large, intense et rapide. Là, juste sous nos yeux, ouvrons-les bien grands, tout de suite, sans craindre de comprendre.
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  • Jacques Fabry
  • Je vis au grand air, dans les grands espaces et j'aime ça. Je ne suis pas riche mais étais certain qu'au moins "le ciel appartient à tout le monde". Jusqu'au jour où nuages, neige, petites bêtes, plantes et animaux m'ont montré le contraire.
  • Je vis au grand air, dans les grands espaces et j'aime ça. Je ne suis pas riche mais étais certain qu'au moins "le ciel appartient à tout le monde". Jusqu'au jour où nuages, neige, petites bêtes, plantes et animaux m'ont montré le contraire.

Il y a déjà trop d'avions

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Sans plus de commentaires pour le moment, mais je n’ai pas choisi ces mots au hasard.

 

J’ai essayé de montrer, de convaincre les responsables, c’était un peu tôt. J’y ai laissé trop d’énergie mais ils sont informés.

 

Je vais continuer par petites touches à photographier et afficher ce qui se passe sous nos yeux. J’espère que nous serons de plus en plus nombreux à accepter de regarder l’évidence et que nous serons entendus avant que la brusque extinction du plancton, des plantes, des animaux et des hommes actuels ne se produise, bien avant 2050.

 

POUR EVITER L’IRREMEDIABLE, LE PLUS URGENT EST DE DIMINUER IMMEDIATEMENT ET CONSIDERABLEMENT LE TRAFIC AERIEN MONDIAL.

 

Dure réalité, mais moins compliquée et moins coûteuse que la crise économique  générale qui nous attend, dès les prochains mois, si nous continuons à bouleverser l’eau et la lumière à la surface de la terre.

 

Je peux, à la demande, expliquer plus en détails, chacune de mes affirmations, et serais même tranquillisé qu’on me prouve que j’ai tord. N’hésitez pas à laisser un commentaire au bas des articles ou à me contacter directement avec le lien « contact » tout en bas de chaque page.

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