Lundi 16 mai 2011
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L’envers des panneaux routiers et les mâts qui les
supportent prennent des couleurs
Mercredi 11 mai 2011, fin d’après-midi, les médias
commentent l’option « tout répressif » adoptée par le 4ème comité interministériel de la sécurité routière
qui vient de se réunir suite à l’augmentation de 20% du nombre de tués sur les routes en avril dernier. Madame
Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière, demande une nouvelle fois le départ
de Madame Michèle Merli, déléguée interministérielle à la sécurité routière pour manque de
concertation et dans le même temps réclame haut et fort l’annulation de l’assouplissement du permis à points. L’annonce du contrôle accru des limitations de vitesse est ressentie surtout comme
une nouvelle atteinte au porte-monnaie.
NB : Les pourcentages peuvent être
trompeurs et ne sont peut-être pas le meilleur indicateur. Par exemple, passer de 8000 à 4000 représente une diminution de 50%, mais en sens inverse il suffit de passer de 4000 à seulement 6000
pour atteindre une augmentation de 50%.
Envers de
panneau nouvellement posé sur mât ancien, panneaux et mâts nouveaux, le marron gagne du terrain, quelle réunion a-t-elle bien pu conduire à cette décision ?
Haute-Savoie,
jeudi 12 mai 2011, 06h06, ici aussi le marron a déjà beaucoup remplacé le crème ou le galvanisé
Le service voirie du conseil Général de la Haute-Savoie
avance cette raison : « Actuellement des mâts et des panneaux colorés sur leur envers ne sont pas plus chers que ceux
galvanisés, alors les départements et les communes les commandent de plus en plus, pour ne pas gâcher nos beaux paysages et pour être en accord avec le mobilier
urbain. ».
Le souci
d’esthétisme environnemental sera-t-il plus efficace en matière de sécurité routière que les mesures répressives ? Affaire à suivre, sur la droite de la photo, malgré la couleur marron on peut voir un léger effet miroir sur la
laque neuve des panneaux.
Histoire de dire, un nouveau panneau possible pour
responsabiliser les conducteurs
Pour aider à adapter la vitesse de son véhicule à l’état de la route le panneau « DANGER, distance d’arrêt
nécessaire de … m »
Il est plus facile de se soumettre au panneau « hauteur limitée » qu’au panneau
« vitesse limitée ». Dans le 1er cas l’impossibilité de passer outre est évidente, la réalité de l’obstacle naturel ou posé
par l’humain est là. La limitation de vitesse est quant à elle souvent ressentie comme inutile, voire comme une brimade collective pour la faute des autres, une limitation arbitraire qui touche
aveuglément tous les types de véhicules quelles que soient leurs performances.
Un panneau « DANGER, distance d’arrêt nécessaire de … m » permettrait à chacun d’adapter la vitesse de son véhicule à toutes les circonstances. Les
panneaux de limitation de vitesse et de signalisations de nombreux dangers pourraient être avantageusement remplacés par ce panneau unique. Ralentisseurs, chicanes et autres obstacles
artificiels pourraient être supprimés rendant la route plus agréable.
La haute technologie du 21ème siècle est capable sans grande difficulté de permettre
d’équiper chaque véhicule d’un compteur principal qui, en remplacement de l’affichage de la vitesse instantanée, indiquerait en temps réel la distance d’arrêt nécessaire. Afin d’assurer le
contrôle de la bonne application de ce nouveau repère de la conduite il conviendrait de créer des panneaux communiquant directement leur indication au véhicule. Si le conducteur n’adaptait pas de lui-même la vitesse de son véhicule à la distance d’arrêt préconisée, un signal sonore pourrait le lui rappeler en même temps qu’un signal
lumineux avertirait visuellement les autres usagers et les forces de l’ordre que ce véhicule est devenu potentiellement un projectile.
Un cadran secondaire indiquant la vitesse permettrait de prévoir son temps de voyage et de s’adapter
aux consignes collectives ponctuelles de fluidification du trafic.
Remarque : les limitations actuelles de vitesse par temps de pluies sont insuffisantes car les distances d’arrêt qu’elles sous-entendent restent supérieures à celles correspondant aux limitations de
vitesse sur routes sèches.
Exemple en suivant le mode de calcul empirique préconisé par les auto-écoles :
90 km/h nécessitent une distante d’arrêt de 81m sur
route sèche, (carré de 9 qui est le chiffre des dizaines)
80 km/h nécessitent une distance d’arrêt de 96 m sur route mouillée (8x8 plus la moitié)
La vitesse imposée devrait être de 73 km/h (81/1,5 puis
touche racine carrée et enfin multiplier le résultat par 10)
Distance d’arrêt = distance durant le temps de réaction
+ distance de freinage
Le temps de réaction peut être considérablement allongé
par la lumière émanant d’un ciel avionneux
La sécurité routière passe par l’avertissement de tous les usagers de la route des nouveaux
dangers
25/10/2009 http://www.eauseccours.com/article-securite-routiere-de-nouveau-trop-d-accidents-a-qui-la-faute-etre-pas-vu-je-meurs-avoir-pas-vu-je-tue-38186741.html