Il y a déjà trop d'avions
Sur terre on ne touche pas impunément à l'eau et à la lumière.
Sur terre on ne touche pas impunément à l'eau et à la lumière.
Samedi 21 mars 2009, « Il est temps de penser aux vacances d’été » titre le quotidien Aujourd’hui en France dans son numéro 2657.
40 pages, et comme dans La Provence ou Le Dauphiné Libéré, plus une seule photo de soleil, ni dans les articles, ni même dans les publicités.
Comment les photos du soleil peuvent-elles ainsi disparaître plusieurs jours de suite des pages de grands quotidiens ? Autocensure des journalistes ou dictats aussi discrets que fermes ?
Une exception quand même, la dernière page de La Provence du jour est une page entière de publicité consacrée à l’engagement du Conseil Général des Bouches-du-Rhône pour agir contre la crise et soutenir l’emploi. En arrière plan de la photo présentant Jean-noël Guérini, Président du Conseil Général et Sénateur des Bouches-du-Rhône, assis à son bureau dans une attitude très volontaire, les publicistes ont intégré une terre floutée avec, au-dessus à gauche, un ciel bleu délavé de plus en plus courant en Provence, ciel se dégradant sur la droite pour finir en une large lueur blanche en laquelle bien peu reconnaîtront un aspect réel du soleil du midi.
Le slogan de l’affiche « La crise nous oblige à penser autrement » est à élargir et pourrait devenir « Le dérèglement climatique, ici et maintenant, nous oblige à penser autrement pour éviter que la crise ne s’étende»
Revenons au « fait du jour » de Aujourd’hui en France, pages 2 et 3 « C’est le moment de penser aux grandes vacances ».
Impossible de ne pas évoquer le soleil et comme les photos en sont prohibées il ne reste que le dessin pour illustrer le propos. Le choix de la rédaction est surprenant. Dans le cadre intitulé « Où iront les touristes cet été » une carte de France découpée, aux teintes pâlottes de nos vieux crayons de couleurs. Un soleil orange et jaune se lève de derrière notre hexagone, au niveau de la Belgique. En diagonale, à la place de l’Espagne une femme habillée et portant chapeau, lit dans un transat.
A gauche de ce cadre, au trois-quarts de soleil dessiné, la photo d’une plage. Bien sûr, pas de soleil sur la photo, on nous le fait percevoir au travers de trois parasols, une poussette avec son ombrelle, des gens en maillot de bain, quelques uns allongés, beaucoup en position assise et aussi de nombreuses personnes habillées. Berck Plage ? Pas du tout, la légende de la photo indique : NICE (ALPES-MARITIME). La Grande Bleue attire toujours autant les juilletistes et les aoûtiens.
Nous voilà prévenus, ils savent, l’été 2009 devrait être encore plus maussade que celui de l’année dernière, (ce qui n’est pas forcément incompatible avec une canicule).
Outre la disparition du soleil des journaux cités, l’ensemble des couleurs des photos, dessins, titres et publicités évoque l’ambiance grisâtre qui, il n’y a pas si longtemps, régissait uniquement le quotidien des grandes villes au nord d’Avignon.
Spontanément, les enfants dessinent leur réalité du moment, puis ils viennent la montrer à l'adulte qui a ainsi l'occasion de s'attendrir quelques instants,
de prendre un peu de recul et d'apercevoir, dans ce mélange de rêve et de réel, les changements survenus dans son environnement immédiat ainsi qu'une parcelle d'éternité.
Le soleil tout jaune appartient à un lointain passé.
Le soleil, étoile blanche, encore abondamment représenté dans les médias ces derniers mois, n'est plus.
Le soleil actuel est à la fois pâle et irisé de couleurs.
Sur chaque dessin, une aviocorde (cordon avionneux)
En attendant, les enfants un peu plus grands pourront s'initier au tracé de rosaces.
APRES AVOIR TRAVERSE LES AVIOCIRRUS, LES RAYONS DU SOLEIL NE PARVIENNENT PLUS AU SOL EN LIGNES PARALLELES, NOTRE TERRE EST DEVENUE AVIONIE
Aménagements climatiques
Réchauffement climatique
Dérèglement climatique
Bouleversement climatique
Disparitions climatiques
Uniformatisation climatique
Sans plus de commentaires pour le moment, mais je n’ai pas choisi ces mots au hasard.
J’ai essayé de montrer, de convaincre les responsables, c’était un peu tôt. J’y ai laissé trop d’énergie mais ils sont informés.
Je vais continuer par petites touches à photographier et afficher ce qui se passe sous nos yeux. J’espère que nous serons de plus en plus nombreux à accepter de regarder l’évidence et que nous serons entendus avant que la brusque extinction du plancton, des plantes, des animaux et des hommes actuels ne se produise, bien avant 2050.
POUR EVITER L’IRREMEDIABLE, LE PLUS URGENT EST DE DIMINUER IMMEDIATEMENT ET CONSIDERABLEMENT LE TRAFIC AERIEN MONDIAL.
Dure réalité, mais moins compliquée et moins coûteuse que la crise économique générale qui nous attend, dès les prochains mois, si nous continuons à bouleverser l’eau et la lumière à la surface de la terre.
Je peux, à la demande, expliquer plus en détails, chacune de mes affirmations, et serais même tranquillisé qu’on me prouve que j’ai tord. N’hésitez pas à laisser un commentaire au bas des articles ou à me contacter directement avec le lien « contact » tout en bas de chaque page.
cielnature