Il y a déjà trop d'avions
Sur terre on ne touche pas impunément à l'eau et à la lumière.
Sur terre on ne touche pas impunément à l'eau et à la lumière.
|
Article paru dimanche 8 août 2010 dans le Dauphiné Libéré, édition Haute-Savoie, page d’Annecy : LES MYSTERES D’ANNECY Pourquoi n’y a-t-il pas de palmiers alors qu’on en trouve dans certaines villes voisines ? Le journaliste Vincent BOUVET-GERBETTAZ évoque en parlant d’Annecy « une ville fidèle à sa tradition alpine » à préserver, « d’autant plus dans un contexte de candidature olympique » (JO d’hiver 20108). Et tant pis si les villes savoyardes voisines, Chambéry et surtout Aix-les-Bains, arborent quelques palmiers en saison d’été. Cet article cite Thierry Billet, élu municipal d’Europe Ecologie, maire adjoint d’Annecy chargé de l’environnement, Vice-président du syndicat du lac : « Planter des palmiers ? Ce serait rompre avec la stratégie globale de la ville. Il s’agit d’une espèce qui n’est pas très adaptée à notre climat de montagne. » . « Et pourtant,… » conclut le journaliste « … Le palmier chanvre résiste par exemple à des températures de -18° ». Article illustré par une photo d’un alignement de platanes légendée : « les allées de platanes, ici celle du Petit Port, correspondent mieux au climat de montagne de notre bassin. » |
Pas un mot sur le réchauffement climatique qui a pourtant encore tout récemment été la source de multiples articles montrant des palmiers à Paris ou des caféiers sur le Mt-Blanc.
D’innombrables ronds-points et jardins ont d’ailleurs été ornés, dans cet esprit, par d’énormes oliviers directement transplantés d’Espagne, sans préciser si l’Espagne envisageait de les remplacer par des essences africaines.
Pas un mot non plus sur les centaines de milliers d’arbres de toutes espèces déjà morts ou en train de mourir sous nos yeux, tout autour de nous, dans la nature, les vergers ou en ville. Mais combien de personnes s’en rendent-elles compte ?
Juste l’ancestrale rivalité entre Aix-les-Bains et Annecy.
Aix-les-Bains, ville thermale romaine, aux thermes récemment renommés « Université du bien-être »
Allée de platanes menant au Grand Port et alignement de vrais faux palmiers dans le Parc de Verdure
Aix-les-Bains, ville toujours fortement primée pour la qualité de son fleurissement
A l’air libre, une ambiance de jungle tropicale sous les arbres séculaires du Parc de Verdure autrement nommé Parc Floral des Thermes. Le climat local permet la pousse de figuiers sauvages et un village du bord du lac se nomme Brison- le- Oliviers.
Tout occupés à leurs jeux, lion et lionne n’ont pas remarqué que ce sont des fougères arborescentes qui font penser à des palmiers.
Aujourd’hui, 8 août 2010, dans le sud de la France la ville de Gardanne a averti la population du traitement de ses platanes contre le tigre du platane, l’anthracnose et l’oïdium.
L’oïdium, maladie cryptogamique sévit dans le sud de la France. L’oïdium blanchit aussi en ce mois d’août les feuilles des platanes d’Aix-les-Bains (Cf. première photo de cet article). Annecy commence à être touchée.
La présence du champignon oïdium est signe d’un air très humide dans un temps sec et avec des nuits assez fraîches. C’est pourquoi il se développe normalement principalement au printemps.
Pour les fougères arborescentes, l’humidité de l’air est également primordiale, ainsi que la pénombre.
Alors que se passe-t-il et que faire si un arbre dépérit ?
L’air est humidifié par les aviocirrus, même et surtout par beau temps.
Ce voile d’aviocirrus remplace la lumière éclatante du soleil d’été par une pénombre de plus en plus importante.
Les adrets et les ubacs sont beaucoup moins diversifiés.
Beaucoup d’arbres ne pourront s’adapter au climat de l’Avionie. Aujourd’hui la plupart des oliviers des ronds-points dépérissent.
Inutile donc de chercher à traiter ces arbres condamnés.
Deux solutions : planter des fougères arborescentes ou diminuer le trafic aérien jusqu’à disparation des aviocordes et du voile d’aviocirrus.
Dans un article du 16 juin 2010 http://www.laprovence.com/article/region-14484 Jean-Jacques Fiorito, journaliste bien connu à Marseille, relate l’étonnement d’Alain Mante, responsable du CEEP (Conservatoire études des écosystèmes de Provence), devant la mystérieuse et volumineuse diminution de l’effectif des goélands leucophées nommés localement « gabians ».
Le recensement de mai dernier a montré que la moitié de la population des goélands marseillais avait disparu. Et de conclure après inventaire des causes possibles mais non avérées : « Une disparition? Non. Une extinction. Un coup de baguette magique sur un peuple d'oiseaux qui n'en finissait pourtant plus de se reproduire depuis les années 30. »
Il faut dire que le goéland est une espèce protégée qui avait particulièrement su profiter des aberrations des décisions humaines. Animal sauvage, donc interdiction de le nourrir sous peine d’amende, bien qu’il ait pris l’habitude de s’alimenter dans les poubelles ou plus abondamment encore dans les décharges à ciel ouvert. Espèce protégée avec pourtant le feu vert de la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) pour étanchéifier la coquille des œufs avec de l’huile végétale afin que les embryons cessent de se développer sans que les adultes ressentent le besoin d’une nouvelle ponte.
Un nouveau mystère de la nature, une nouvelle extinction d’espèce en cette année 2010 dédiée à la protection de la biodiversité.
Une extinction que le journaliste Jean-Jacques Fiorito salue en ces termes : « Bonne ou mauvaise nouvelle? Bonne évidemment. Car s'ils n'étaient qu'une centaine de couples dans les années30, ils dévoraient notre espace aérien 80 ans plus tard ».
Le principal reproche fait aux gabians est le bruit, comme c’est le cas pour les cloches des vaches dans les alpages, les coqs et les clochers des villages, les cigales en Provence, notamment à Eygalières.
Alors même si l’absence du goéland ne semble pas perturber l’homme, il serait bon de se demander où sont passés leurs cadavres, de la même façon qu’on s’est longtemps interrogé pour ceux des abeilles :
7 juillet 2010, autour de l’étang de Berre, aux bords des routes
16 juillet 2010, le long du port de Marseille, au milieu de la route
Goélands et corbeaux sont habituellement des charognards assez vifs pour se régaler sans dommage des hérissons ou lapins écrasés par les voitures. Mais actuellement on retrouve de plus en plus souvent des goélands, des corbeaux ou des pies tués sur les routes comme des moineaux étourdis.
Les hommes aussi sont concernés. Madame Michèle MERLI, Préfète Déléguée Interministérielle à la Circulation et à la Prévention Routières, ou le député Hervé MARITON, qui se soucie de la somnolence au volant, sont au courant de cette situation, bien qu’ils restent encore dans l’attentisme face à cette situation pourtant de moins en moins nouvelle. http://www.eauseccours.com/article-securite-routiere-de-nouveau-trop-d-accidents-a-qui-la-faute-etre-pas-vu-je-meurs-avoir-pas-vu-je-tue-38186741.html
14 juillet 2010, Camargue, plage du grand radeau
Gabian de Camargue et agace (pie) de Provence retrouvés morts sur le dos en pleine nature
|
Il semblerait que la lumière solaire altérée par les aviocirrus, si perturbante pour le vol des abeilles et autres insectes, le soit aussi pour les oiseaux. Autrement dit, abeilles, autres insectes volants à vue et oiseaux se déplaçant en terre d’Avionie peuvent être victimes d’un crash aérien par perturbation de la localisation du haut et du bas. |
ATTENTION DANGER
Toutes les activités humaines aériennes en vol à vue (sauts acrobatiques à skis, en vélo ou moto, vols en planeurs, parapentes, avions de tourisme, montgolfières,…) peuvent à un moment ou à un autre être perturbées par un éblouissement ou l’altération de la perception du relief.
Il serait bon que cette hypothèse soit systématiquement évoquée lors des enquêtes après crash aérien.
Exemple récent : crash aérien de la famille Luciani le 13 juillet 2010 sur la commune de Pernes les Fontaines dans le Vaucluse. La photo qui illustre cet article http://www.ledauphine.com/vaucluse/2010/07/15/apres-le-crash-l-enquetehttp://www.lejsl.com/fr/accueil/article/3489372/Vol-tragique-pour-des-Clunysois.html met en évidence la lumière grisée qui peut altérer la perception du relief en ce lieu.
16 juillet 2010, vieux port de Marseille, voilier Columbus du WWF, « Pour une planète vivante »
Pour quelques cadavres de gabians trouvés sur terre, combien en pleine mer ?
Aménagements climatiques
Réchauffement climatique
Dérèglement climatique
Bouleversement climatique
Disparitions climatiques
Uniformatisation climatique
Sans plus de commentaires pour le moment, mais je n’ai pas choisi ces mots au hasard.
J’ai essayé de montrer, de convaincre les responsables, c’était un peu tôt. J’y ai laissé trop d’énergie mais ils sont informés.
Je vais continuer par petites touches à photographier et afficher ce qui se passe sous nos yeux. J’espère que nous serons de plus en plus nombreux à accepter de regarder l’évidence et que nous serons entendus avant que la brusque extinction du plancton, des plantes, des animaux et des hommes actuels ne se produise, bien avant 2050.
POUR EVITER L’IRREMEDIABLE, LE PLUS URGENT EST DE DIMINUER IMMEDIATEMENT ET CONSIDERABLEMENT LE TRAFIC AERIEN MONDIAL.
Dure réalité, mais moins compliquée et moins coûteuse que la crise économique générale qui nous attend, dès les prochains mois, si nous continuons à bouleverser l’eau et la lumière à la surface de la terre.
Je peux, à la demande, expliquer plus en détails, chacune de mes affirmations, et serais même tranquillisé qu’on me prouve que j’ai tord. N’hésitez pas à laisser un commentaire au bas des articles ou à me contacter directement avec le lien « contact » tout en bas de chaque page.
cielnature