Il y a déjà trop d'avions
Sur terre on ne touche pas impunément à l'eau et à la lumière.
Sur terre on ne touche pas impunément à l'eau et à la lumière.
Apimondia 2009, Montpellier, France, Avionie
Les chercheurs officiels et les acteurs d’Apimondia vont-ils rester encore longtemps aveugles à la cause de la disparition des abeilles qui pourtant s’opère au grand jour, sous leurs yeux ?
Plus de 500 scientifiques internationaux viennent de se réunir au Corum de
Montpellier pour exposer leurs connaissances sur l’apiculture, les abeilles et leur mystérieuse disparition.
Mercredi 16 septembre 2009, 14h50 à 15h30
Koos Biesmeijer, Earth and Biosphere Institute, Biological Sciences, University of Leeds, UK
La question de l’influence de l’altération de la lumière solaire parvenant au sol sur la qualité du vol des abeilles est soulevée au micro. Il est suggéré de reprendre contact ultérieurement. Echange de coordonnées.
« L’habit ne fait pas le moine », pas plus que le scientifique. Et les ordinateurs, outils très récents dans le monde des sciences, n’ont encore que peu d’importance dans les trouvailles scientifiques réalisées dans l’histoire de l’humanité.
« Inutile de chercher midi à 14h » disait l’adage populaire. Sauf que, depuis l’existence de l’heure d’été, des hommes ont placé midi à 14h et croient plus à leurs idées qu’à la réalité.
Chaque petit trou dans la coque d’une barque se doit d’être réparé sous peine de couler si le trajet dure un peu trop longtemps. Ainsi chacune des multiples causes ponctuelles de disparation des abeilles existe, doit être reconnue et traitée.
Mais si une énorme vague remplit brutalement la barque, elle coulera très vite, quelque soit le nombre de personnes occupées à chercher et à reboucher les petits trous.
Cette vague énorme existe, elle passe sans cesse au-dessus de nos têtes et des ruches, altère la lumière solaire, bouleverse les cycles de l’eau, perturbant ainsi toute vie sur terre.
Pour étudier officiellement ces phénomènes il aurait été opportun de créer une
nouvelle discipline : l’avioclimatologie, car la cause la plus importante de la disparition des abeilles est le dérèglement climatique mondial
directement lié à l’excès de trafic aérien.
Dérèglement climatique, des mots pour voir et dire
Ce dérèglement climatique est actuellement tellement installé qu’il n’est plus temps d’étudier, il faut agir immédiatement, avec lucidité et courage.
La partie professionnelle rassemblait aussi 200 exposants du monde entier, source d’échanges et de découvertes mais aussi de repli sur soi par trop de rumination des mêmes problèmes.
Durant le même temps, dans la lumière blafarde et grise qui caractérise l’Avionie, d’autres stands et animations étaient ouverts au grand public sur l’Esplanade
Par
quel miracle cette lumière altérée qui perturbe le retour à la ruche des abeilles ne gênerait-elle pas la réalisation des idées humaines qui ne tiennent pas compte de l'existence de cette
cause?
Pour pallier à l’angoissante disparition des abeilles qui ne retrouvent pas leur
ruche, l’idée est d’amener dans les vergers, au moment de la floraison, des ruches abritées dans des remorques fermées, à l’exception de cheminées permettant les va-et-vient des
abeilles.
Cela rappelle une autre idée, celle du député Martial Saddier, qui pour pallier la perte des abeilles, sentinelles de l’environnement, propose d’en augmenter le nombre par des élevages de plus en plus performants.
Cette mésaventure peut se voir aussi à
Paris tout près du siège de l'UNAF (dernière vidéo de cet article):
Ces abeilles gourmandes provenaient d'une ingénieuse ruche
de démonstration qui, bien évidemment, ne protège pas les abeilles des rayons divergents du soleil d'Avionie.Une abeille perdue et épuisée se traîne à terre au pied de la ruche de démonstration, comme le montagnard surpris par un brouillard inopiné peut mourir à quelques mètres du refuge.
Monsieur Henri Clément, président de l'UNAF se soucie
avec raison de la disparition des abeilles mais aussi des autres insectes pollinisateurs.
Des criquets, éclairs de lumière dans le soleil blanc, s'envolent pour quelques mètres devant un
cheval au pas.
L’annonce de la disparition des abeilles domestiques a eu le mérite d’attirer l’attention sur le sort des autres insectes pollinisateurs dont l’abeille charpentière et l’osmie.
Les abeilles sauvages tout comme les moineaux, les hirondelles ou les chauves-souris sont victimes des progrès techniques des maisons des hommes. Impossible de se loger en ville dans lesquelles les poutres sont traitées avec des insecticides puissants et durables, et où les accès sous les tuiles et aux greniers sont barricadés. Guère de possibilités non plus en campagne où la conception des exploitations agricoles n’a plus rien à voir avec les anciennes fermes, les normes d’hygiène et la rentabilité étant passées par là. Par ailleurs chauffage au fuel et chauffage électrique ont entraîné la raréfaction des tas de bois.
Faute de logement, pas de reproduction et si moins d’abeilles sauvages, moins de pollinisation.
Heureusement les consciences ont changé, le citadin peut acheter des nichoirs pour toutes sortes d’oiseaux, des maisons pour les chauves-souris ou des abris pour les insectes. Des associations de toutes tailles ainsi que de nombreux blogs d’amis de la nature proposent en plus des conseils et la réalisation de divers bricolages pour aider ces abeilles sauvages.
Enfin l’ONF allie préservation de la nature, étude scientifique, pédagogie et communication en installant fin juillet 2009, des « hôtels de charme pour les abeilles forestières» en région parisienne, dans les forêts domaines des Yvelines http://www.onf.fr/@@display_event.html?oid=IN0000000d6c .
La crise du logement est terminée pour les abeilles sauvages, elles vont pouvoir continuer à exprimer toutes leurs compétences en matière de pollinisation.
Provence, 22 février 2008, accouplement d’abeilles charpentières
L’abeille charpentière (xylocopa violacea) est un insecte spectaculaire par sa taille, sa couleur, la vitesse et le bruit de son vol. Seule la femelle est équipée d’un dard, heureusement elle a trop à faire pour penser à s’en servir. C’est elle qui cherche un vieux bois pour y creuser des galeries à la seule force de ses mandibules et sans en tirer nourriture, les copeaux sont rejetés au pied du trou qui servira d’abri aux larves. Ensuite, elle visitera des milliers de fleurs pour se nourrir et ramener nectar et pollen qu’elle entassera dans chaque cellule de ponte. Une abeille solitaire, qui fait tout, toute seule, même s’il arrive qu’elle partage une poutre ou un « hôtel de charme » avec d’autres abeilles charpentières et quelques osmies.
Xylocopa violocea en vol, Chamonix 21 août 2009, par l’odeur alléchée.
L’abeille charpentière profite du développement des jachères apicoles en campagne, du choix des fauchages tardifs (ou raisonnés) des bords de route, de l’engouement des particuliers comme des municipalités pour les plantes mellifères.
Aucun obstacle ne semble pouvoir arrêter
cette récolteuse de pollen et de nectar, suréquipée et infatigable.
Il est temps d’un retour au nid. Il plane comme un mauvais
présage.
abeilles du soir peu d'espoir
Saint-Cloud (92), 26 juillet 2009, 19h10 en banlieue parisienne, dans un jardin sans insecticide
Provence, Pays de Savoie ou Paris Ile de France, partout les mêmes scènes. Pleines de vigueur, par l’odeur alléchées, les butineuses se rendent de bon cœur à leur travail. Au fil de la journée, la lumière devient de plus en plus diffuse, le courage supplante le stress, le butinage continue. Tôt au tard, aujourd’hui ou demain, la fatigue l’emporte, une de plus en moins. Quelle importance ? Les avions ne ramèneront-ils pas immédiatement du miel délicieusement exotique de l’autre bout du monde ? Bien sûr, mais la terre est ronde !!!
Il n’y a pas que les abeilles ou les coccinelles qui tombent comme des mouches, les hommes aussi sont devenus vulnérables. Accidentologie : un nouvel éclairage
Une abeille égarée dans la
lumière éclipsée ne rentre pas à la ruche.
La reine continuera à pondre, jusqu’à l’épuisement et dans l'immédiat, les fleurs continueront à être visitées.
Osmie stoppée éblouie sous un voile d’aviocirrus.
Abeille charpentière le dos meurtri, sur le béton, au pied de sa poutre.
Une abeille solitaire meurt, aussitôt la pollinisation et la ponte s’arrêtent avec elle.
Aménagements climatiques
Réchauffement climatique
Dérèglement climatique
Bouleversement climatique
Disparitions climatiques
Uniformatisation climatique
Sans plus de commentaires pour le moment, mais je n’ai pas choisi ces mots au hasard.
J’ai essayé de montrer, de convaincre les responsables, c’était un peu tôt. J’y ai laissé trop d’énergie mais ils sont informés.
Je vais continuer par petites touches à photographier et afficher ce qui se passe sous nos yeux. J’espère que nous serons de plus en plus nombreux à accepter de regarder l’évidence et que nous serons entendus avant que la brusque extinction du plancton, des plantes, des animaux et des hommes actuels ne se produise, bien avant 2050.
POUR EVITER L’IRREMEDIABLE, LE PLUS URGENT EST DE DIMINUER IMMEDIATEMENT ET CONSIDERABLEMENT LE TRAFIC AERIEN MONDIAL.
Dure réalité, mais moins compliquée et moins coûteuse que la crise économique générale qui nous attend, dès les prochains mois, si nous continuons à bouleverser l’eau et la lumière à la surface de la terre.
Je peux, à la demande, expliquer plus en détails, chacune de mes affirmations, et serais même tranquillisé qu’on me prouve que j’ai tord. N’hésitez pas à laisser un commentaire au bas des articles ou à me contacter directement avec le lien « contact » tout en bas de chaque page.
cielnature