Il y a déjà trop d'avions

Sur terre on ne touche pas impunément à l'eau et à la lumière.

disparition des abeilles

Vendredi 24 avril 2009 5 24 /04 /2009 17:37

Plus de rage, plus de carnage,

Le frelon est mort par terre.

(sur l’air de « Le lion est mort » de Henri Salvador).

22 avril 2008, 13h22 Albertville

Par cette belle journée de printemps, durant laquelle, comme le paraphrasent de plus en plus souvent les commentateurs météo, « la sensation de beau temps dominera ou sera peu altérée », dame frelon mourut écrabouillée, le soleil blanc continuant de briller sur son abdomen et les restes de ses yeux. Aucune mouche sur ce cadavre.


Albertville, rue Gambetta, à quelques mètres de l’intersection, en priorité à droite, avec la rue de la République. La lumière diffuse du soleil blanc se reflète sur la poubelle, les quilles de rue. Les différences entre l’ombre et la lumière sont estompées.

 

Dame frelon, de race locale, inspectait les avant-toits  à la recherche d’un endroit propice à l’édification de son nid. Eblouie par le soleil blanc, elle se laissa descendre jusqu’au sol, plus ou moins en planant, comme les guêpes de Camargue  le 15 avril dernier (cf. photos vers la fin de l’article La DGAC favorise la météo de cloporte de ces vacances de printemps ). Fort occupée à se frotter les yeux avec pattes et antennes elle ne fit aucun geste pour éviter la voiture qui approchait pourtant très prudemment de l’intersection. Et la voiture l’écrasa. Ce qui peut aussi nous arriver pour la même raison. « Au volant la vue c’est la vie », à pied, en vélo, en l’air,… aussi

 

Nombre d’insectes, pollinisateurs ou non, contraints d’atterrir en catastrophe, meurent ainsi au sol, écrasés, mangés ou tout simplement épuisés (abeilles, une de plus en moins, 6 minutes pour disparaître  ). Les frelons asiatiques devraient bientôt connaître le même sort à moins qu’ils n’aient trouvé le petit coin de paradis terrestre où le ciel n’est pas encore saturé par trop d’avions.

 

Si rien n’est rapidement fait pour réduire immédiatement le nombre d’avions simultanément en vol, la petite ritournelle peut se chanter dès à présent :

 

+ de rage, + de carnage,

Le frelon est mort par terre.

 

 



Vivent les abeilles !!!



Un duel sans merci, une course à la vie sont engagés entre soleil blanc et profusion de fleurs mellifères.


Les villes sont de plus en plus diversement fleuries.


Les syndicats apicoles, UNAF en tête, des associations écologistes se démènent pour que soit supprimé l’emploi des pesticides en ville, pour que soient généralisées les jachères mellifères.  Les conseils généraux jouent le jeu en fauchant moins souvent le bord des départementales. Des ruches sont installées sur des bâtiments publics, dans des parcs et même au musée de l’air.


Partout l’humidité du trop d’avion blanchit le ciel, ramollit les feuilles, atténue, diffuse et altère la lumière. Les fleurs s’ouvrent plus tard le matin, se referment plus tôt le soir. Tout luit étrangement.

 


 
Abeille et mouche ont été attirées par la luisance de ces tulipes comme le moucheron par un lampadaire.


Il en résulte du temps perdu pour butiner ou se délecter des crottes de chien ou cadavre de frelon.


 
Une abeille par ci…



Une abeille par là …



Butineuse citadine volontaire…

 

mais pas infatigable !!!  Parviendra-t-elle à retourner jusqu’à sa ruche mieux que sa cousine campagnarde?


Un bourdonnement d’abeille, buzz d’Albert Einstein, rien n’est établi



Les abeilles en ville

Nourriture, tranquillité des ruches, écarts de température plus modérés, suivi sanitaire assuré, tout est fait pour que les abeilles se sentent bien en ville.

De plus elles n'ont pas de grandes étendues monotones à traverser en se guidant uniquement au soleil, les fleurs sont relativement proches de la ruche et les immeubles, jusqu'à un certain point, servent de balises comme les piquets d'un bord de piste guident le skieur par jour blanc.

Mais si le dallage, le goudron ou même les brins d'herbe de la pelouse deviennent trop brillants au soleil blanc, les abeilles perdront la notion du haut et du bas et auront le même problème que les abeilles qui, emportées par la vitesse de leur vol, se retrouvent au-dessus d'une piscine ou d'un névé. "Je veux rentrer!", hurle l'abeille qui disparait.
Par Jacques Fabry - Publié dans : disparition des abeilles
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Lundi 13 avril 2009 1 13 /04 /2009 05:43

Jeudi 9 avril 2009,

une presque belle journée de printemps, en Savoie, entre Chambéry et Aix-les-Bains

 
 

Bzz, bzz, bzz

 

12h31

alors que loin de mon ordinateur je déjeunais dans l’appartement de mon enfance à Aix-les-Bains Mick m’envoyait ce bref courriel :

 

« Quelques photos prises à "Beauvoir" 73290 La Motte Servolex »

 

5 photos d’une abeille butinant une fleur de pêcher et titrées « Un_matin_de_printemps »

 

 


 

Buzz, buzz, buzz

 

Environ 12h15,

en voiture, en écoutant la radio  je saisis quelques instants de « La tête au carré », émission de vulgarisation scientifique de France Inter, animée par Mathieu Vidard, thème du jour « Les abeilles en danger », invitée Natacha Séléstré, réalisatrice de documentaire et environnementaliste dont le film « Disparition des abeilles, la fin d'un mystère", sera diffusé sur France 5 le mardi 14 avril à 16h30 et est actuellement proposé en DVD avec le numéro d’avril de Sciences et Avenir.

 

Mathieu Vidard

-Et puis pour illustrer notre thème il y a cette phrase très célèbre d’Einstein que nous rappelle Yves qui est avec nous à Brest, cette formule donc « Si l’abeille venait à disparaître, l’homme n’aurait plus que quelques années à vivre, que pensez-vous de la citation d’un tel génie ? » demande Yves par courriel.

Natacha Sélestré

-Alors je suis désolée, Yves, mais cette phrase n’est pas d’Einstein

Mathieu Vidard

-Allons bon, alors de qui est-elle ?

Natacha Sélestré

-On ne sait pas, …. Elle est citée partout, partout….

« Mais à la limite, je dirais peu importe, parce que je pense qu’on n’est pas très loin de la vérité malgré tout. … Qu’on  l’ait attribué à lui, à la limite, c’est pas très grave, dans la mesure où effectivement le propos est assez juste »

 

 

BZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ


 

16h09

 

 

Dans la campagne de la Motte Servolex

Je m’approche d’un vieil homme pour lui demander s’il sait où je peux voir des ruches dans le coin et il me répond, puis ajoute, mélancolique et soucieux à la fois :


-       
« Ah, Monsieur, vous ne pouvez pas savoir, ce cerisier là-bas, c’était UN BOURDONNEMENT !!! »

Oh si, je me rappelle !!! Cette campagne, comme le golf  d’Aix-les-Bains,  la colline de Tresserve ou les flancs du Revard étaient parties de mon territoire sans cesse parcouru à pieds, en vélo, puis en vélomoteur.

Début 2000, la lumière n’était encore grise et nulle aviocorde n’apparaissait derrière les cerisiers.


 

 

ANAGRAMME

 

 

 

Albert Einstein

 

A   B   E E E   I I   L   N N   R   S   T T

 

Rien n’est établi.

 

 

 

Une rapide recherche sur le net laisse apparaître que la fallacieuse citation :

 

« Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre », Albert Einstein.

 

pourrait avoir été lancée, volontairement ou non par un membre de l’UNAF, Union Nationale de l’Apiculture Française.

 

Ce syndicat est en ce moment le promoteur de l’opération de grande envergure « l’abeille, sentinelle de l’environnement »  http://www.unaf-apiculture.info/sentinelle.htm

 

 


 

Sentinelles dans  l’environnement de La Motte Servolex (73290)

 

Les ruches indiquées par le vieil homme

et derrière la rangée d’arbres à laquelle elles sont adossées, des cerisiers en fleurs.


 

Les cerisiers sont extrêmement fleuris cette année.





Enormément plus de fleurs que d’abeilles

 ou  d’autres insectes pollinisateurs telle l’abeille forestière.

 


 

Seuls quelques petits bourdonnements de ci, de là.


Les pêchers sont également bien fleuris.


Pourtant les abeilles semblent les dédaigner.

Une seule abeille vers le haut de cette photo


Yeux étranges et ailes luisantes sur l'abeille de Mick


Quelles rares abeilles parviennent à atteindre les fleurs de pissenlit fleurissant pourtant juste devant le rucher



Dans son œil aussi un étrange soleil et trop de brillance sur le dos de son abdomen


La fleur est luisante, les ailes deviennent miroirs irisés



Deux soleils dans les yeux de l'abeille complètement absorbée par son butinage


Il est temps de retourner à la ruche, mais avec trois soleils dans les yeux, ce sera plus difficile.
"Je veux rentrer!", hurle l'abeille qui disparait.




Les dernières longueurs d’ondes des rayons du soleil, qui ont déjà été  absorbés et déviés à l’extrême par les aviocirrus, se réfléchissent sur les fleurs et  les rendent alors presque invisibles aux insectes pollinisateurs.

 

Le trafic aérien a considérablement modifié notre atmosphère au niveau de la lumière et de l’humidité. S’y sont ajoutés des teneurs en kérosène, des résidus gazeux et d’autres solides.

 

 

Les glaces, les abeilles, les plantes, les animaux et les humains ne sont pas menacés, les uns après les autres, dans un délai s’étendant sur plusieurs années,  mais sont atteints maintenant et simultanément, chacun cédant par son point faible.

 

Ce que j’écrivais l’année dernière n’est déjà plus d’actualité.

Bienvenue en Avionie, la néoplanète où nous nous contraignons à vivre

Par Jacques Fabry - Publié dans : disparition des abeilles
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Profil

  • : Jacques Fabry
  • Planète Avionie, les changements climatiques au quotidien
  • : Homme
  • : 05/05/1952
  • : Provence Savoie Camargue
  • : nature provence savoie chevaux météo
  • : Je vis au grand air, dans les grands espaces et j'aime ça. Je ne suis pas riche mais étais certain qu'au moins "le ciel appartient à tout le monde". Jusqu'au jour où nuages, neige, petites bêtes, plantes et animaux m'ont montré le contraire.

Quand la lumière ne fut plus.

Aménagements climatiques

Réchauffement climatique

Dérèglement climatique

Bouleversement climatique

Disparitions climatiques

Uniformatisation climatique

Sans plus de commentaires pour le moment, mais je n’ai pas choisi ces mots au hasard.

 

J’ai essayé de montrer, de convaincre les responsables, c’était un peu tôt. J’y ai laissé trop d’énergie mais ils sont informés.

 

Je vais continuer par petites touches à photographier et afficher ce qui se passe sous nos yeux. J’espère que nous serons de plus en plus nombreux à accepter de regarder l’évidence et que nous serons entendus avant que la brusque extinction du plancton, des plantes, des animaux et des hommes actuels ne se produise, bien avant 2050.

 

POUR EVITER L’IRREMEDIABLE, LE PLUS URGENT EST DE DIMINUER IMMEDIATEMENT ET CONSIDERABLEMENT LE TRAFIC AERIEN MONDIAL.

 

Dure réalité, mais moins compliquée et moins coûteuse que la crise économique  générale qui nous attend, dès les prochains mois, si nous continuons à bouleverser l’eau et la lumière à la surface de la terre.

 

Je peux, à la demande, expliquer plus en détails, chacune de mes affirmations, et serais même tranquillisé qu’on me prouve que j’ai tord. N’hésitez pas à laisser un commentaire au bas des articles ou à me contacter directement avec le lien « contact » tout en bas de chaque page.

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