Il y a déjà trop d'avions

Sur terre on ne touche pas impunément à l'eau et à la lumière.

disparition des abeilles

Lundi 4 mai 2009 1 04 /05 /2009 19:41

 

Bonjour,

un commentaire vient d'être posté par henry sur l'article Le frelon est mort en ville, vivent les abeilles !!!,

« Je pense que les abeilles et les plantes souffrent aussi d'une pollution due au largage du carburant effectué par les avions avant leurs atterrissages »

L'équipe de over-blog.com


L’équation est toujours commerciale :


Les avions peuvent peser plus au décollage qu'à l'atterrissage.


Statistiquement un avion qui a réussi son décollage autorisé a vraiment une très grande probabilité de voler correctement suffisamment longtemps pour brûler assez de kérosène et atteindre ainsi le poids plus léger autorisant un atterrisage sans problème.

Donc, il est pécuniairement intéressant de charger les avions de fret ou de passagers au maximum du poids permettant un décollage en pariant qu’aucun problème n’imposera un atterrissage d’urgence avant que le poids total de l’avion ne soit redescendu à un niveau permettant le retour au sol.


Et si un problème survenait malgré tout, les décideurs ont prévu de pouvoir larguer du carburant, jusqu’à retrouver un poids acceptable pour atterrir.


Ces largages de carburant sont une réalité mais ne présentent qu’un très petit pourcentage des atterrissages.


Mais comme le nombre des décollages a considérablement augmenté ces dernières années, le nombre des largages de carburant avant atterrissage ne sont vraisemblablement  pas si minimes qu’on veut bien nous le faire croire. Ils peuvent même se produire sur des sites protégés comme le lac du Bourget, ainsi que l’atteste dans une pétition, un collectif d’associations luttant contre les nuisances de l’aéroport de Chambéry Aix en Savoie.  «
Un cas de délestage d’excès de carburant sur le lac a même été constaté. Il nous a été assuré que celui-ci est extrêmement rare mais reste possible.» ( Tresserve Alternative. Siège : Mairie de Tresserve 73100 Tresserve ; ADRILAC. Siège : 2 chemin des Confins 73100 Brison St Innocent ; Equi’Libre Naturespaces : Siège : chemin de la Fontaine 73100 Brison St Innocent). Michel Barnier, actuel ministre de l’agriculture et de la pêche est un des instigateurs du projet « grand lac » en cours de réalisation et le conseil général de la Savoie dont il a été le président a beaucoup fait pour le développement de cet aéroport.



L’excès de trafic aérien provoque l’apparition de nuages de culture orageux même lorsque la météo annonce du beau temps. De plus en plus souvent des avions sont foudroyés peu après le décollage et sont contraints d’atterrir en urgence sans pour autant que les journalistes ne mentionnent le largage pourtant plus que plausible du carburant (sauf si l'avion n'était pas à pleine charge ou est d'un modèle non conçu pour un largage).
Exemple de foudroiement un quart d’heure après le décollage de Strasbourg avec retour précipité et atterrissage d’urgence, article de Xavier Breuil dans le Progrès de Lyon du 29 avril 2009 :
http://www.leprogres.fr/fr/region/le-rhone/rhone/article/1043090,184/Le-vol-Strasbourg-Lyon-foudroye-panique-dans-l-avion.html  « Dans l'avion de la compagnie Brit-Air qui effectue le vol Strasbourg-Lyon, le commandant de bord prend comme à l'accoutumée la parole : merveilleux temps au départ, merveilleux temps à l'arrivée annonce-t-il notamment. C'est vrai, sauf qu'il y avait un gros nuage sur la route » Les aviocordes sont une réalité, potentiellement très orageuse. Cela augmente la fréquence des incidents peu après le décollage et les nuisances dues aux largages de kérosène.

 



Ces largages de carburant par les avions sont localisés et, bien que très nocifs pour la vie du lieu où le kérosène retombe, ils ne peuvent expliquer la disparition des abeilles sur un très large territoire.

 

« Je pense » est une expression que je n’emploie que très rarement car je prends le temps de vérifier toutes mes observations avant d’en parler. Mais puisque Henry a soulevé le problème de la nocivité des hydrocarbures sur les abeilles je vais aujourd’hui utiliser ce terme.


Les abeilles, les guêpes, les libellules maintenant, s’envolent confiantes et atterrissent en urgence et au ralenti pour se frotter les yeux. Les enfants aussi se frottent de plus en plus souvent les yeux et les adultes ne sont pas épargnés. Et il est devenu très rare de ressentir la sensation de respirer un air vivifiant, de se remplir du célèbre bol d’air.


L’irritation des yeux et des muqueuses, la diminution de la ventilation et un sentiment d’oppression peuvent être directement liés à la présence d’hydrocarbures dans l’air. Les insectes n’ont pas de poumons et respirent par de nombreux orifices répartis sur tout leur corps, il est vraisemblable que la présence d’hydrocarbures dans l’air soit une des causes principales de leur manque de force actuel. Leur santé et notre santé sont en jeu.

 

Je pense que, plus qu’aux largages d’urgence, ces  hydrocarbures en présence dans l’air, ou à la surface de l’eau ou sur les feuilles proviennent tout simplement de l’addition de tous les rejets imbrûlés par les réacteurs des avions même bien réglés.


C’est sans doute cette  présence des hydrocarbures dans l’air ambiant qui provoque les étranges couleurs des irisations de la lumière solaire et également  de celle des phares des voitures ou des lampadaires.


Voilà ce que cela donne au-dessus d’un rucher.


Brillance des ruches sous le soleil blanc et irisations hydrocarburées

 

Ces irisations aux couleurs des hydrocarbures et non de l’arc en ciel sont présentes partout où le trafic aérien est trop important ; elles ne sont pas un artéfact lors de la prise de vue.

Etes-vous concernés près de chez vous ou sur votre lieu de vacances ?

ATTENTION EXPERIENCE A NE PAS FAIRE SI VOUS AVEZ LA CHANCE D’ETRE DANS UN ENDROIT AU CIEL TRES PUR.

L’ombre est anormalement floue, le soleil encore bas, tournez le dos au soleil, fermez l’œil gauche, clignez l’œil droit pour voir le jour entre les cils et lentement pivotez sur la gauche pour retrouver le soleil. Dès la mi-parcours une irisation de la même couleur que celle de la lumière au-dessus du rucher apparaîtra autour de vos cils.


NB : la lumière qui nous arrive est en fait déjà altérée  par le passage au travers du voile d’aviocirrus.


Aux levers et aux couchers du soleil, moments où la lumière solaire est encore davantage absorbée par l'atmosphère les irisations  ont un autre aspect.


Exemple au marais du Vigueirat dans les Bouches-du-Rhône où s’est tenue le 1er mai dernier une réunion d’écologistes en vue des élections européennes de juin.


Projecteur en haut, soleil couchant à droite, reflets du soleil à gauche


Les photos du soleil ont disparu des quotidiens et des publicités papier depuis au moins la mi-mars 2009, sans doute pour que tout un chacun soit préservé de la vision anormale de ce soleil irisé. Quoiqu'il soit fait pour cacher la présence de ce soleil bizarre, il se retrouvera sur les photos personnelles des vacances.



« Vous n’imaginez pas le pouvoir de l’écologie » dit le slogan.

Je ne pense pas que José Bové,  Cécile Duflot ou Michèle Rivasi aient pris le temps d’observer la lumière du soleil ou les libellules, ni même les nuages dans le ciel alors que le mistral, très violent, aurait dû assurer un ciel parfaitement bleu.


Fort mistral sur le parking du marais du Vigueirat. Le ciel reste pâli par les aviocirrus et les aviocordes sont présents.

Pour retrouver du pouvoir, agir en faveur de la nature, il faut commencer par la voir comme elle est devenue et non pas comme on l'imagine ou se remémore.

La culture bio n’est plus qu’un leurre si l’on ne tient pas compte de l’épandage généralisé des hydrocarbures par les avions. Les plantes sauvages sont elles aussi touchées. Les conséquences risquent d’être visibles très vite si le problème reste caché. Et les hommes risquent de montrer bientôt un regard aussi étrange que celui des libellules protégées du marais du Vigueirat.



Libellule éblouie au sol après un atterrissage en planant ou presque.

J'ai dû la toucher du doigt pour qu'elle accepte de redécoller.


Quelques mètres plus loin, toujours aussi éblouie elle se laisse poser dans l'herbe luisante.

Je la laisse frotter ses yeux brûlants et la touche une nouvelle fois du doigt. Elle parvient à s'arracher du sol...


... et parvient à se poser sur un arbre.

Les feuilles sont très brillantes et toujours cette lumière bleue. Un bourdonnement d’abeille, buzz d’Albert Einstein, rien n’est établi


Libellule fatiguée se reposant la tête à l'abri du soleil blanc

La libellule a finalement choisi de se reposer en pleine journée, reste à savoir pourquoi :
- dans l'espoir que le soleil retrouve ses rayons parallèles et ne l'éblouisse plus?
- dans l'espoir de sécher et rigidifier ses ailes et son corps peut-être trop ramollis par l'excès d'humidité engendrée par le trafic aérien ?
- dans l'espoir de calmer la douleur de ses yeux irrités par les hydrocarbures ?
- dans l'espoir de récupérer de l'indicible fatigue de son corps refusant de s'ouvrir aux hydrocarbures?

La réponse n'est pas simple, dans tous les sens du terme. En tous cas l'année dernière les libellules volaient mieux et les lignes aériennes étaient moindres.

Par Jacques Fabry - Publié dans : disparition des abeilles
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Vendredi 24 avril 2009 5 24 /04 /2009 17:37

Plus de rage, plus de carnage,

Le frelon est mort par terre.

(sur l’air de « Le lion est mort » de Henri Salvador).

22 avril 2008, 13h22 Albertville

Par cette belle journée de printemps, durant laquelle, comme le paraphrasent de plus en plus souvent les commentateurs météo, « la sensation de beau temps dominera ou sera peu altérée », dame frelon mourut écrabouillée, le soleil blanc continuant de briller sur son abdomen et les restes de ses yeux. Aucune mouche sur ce cadavre.


Albertville, rue Gambetta, à quelques mètres de l’intersection, en priorité à droite, avec la rue de la République. La lumière diffuse du soleil blanc se reflète sur la poubelle, les quilles de rue. Les différences entre l’ombre et la lumière sont estompées.

 

Dame frelon, de race locale, inspectait les avant-toits  à la recherche d’un endroit propice à l’édification de son nid. Eblouie par le soleil blanc, elle se laissa descendre jusqu’au sol, plus ou moins en planant, comme les guêpes de Camargue  le 15 avril dernier (cf. photos vers la fin de l’article La DGAC favorise la météo de cloporte de ces vacances de printemps ). Fort occupée à se frotter les yeux avec pattes et antennes elle ne fit aucun geste pour éviter la voiture qui approchait pourtant très prudemment de l’intersection. Et la voiture l’écrasa. Ce qui peut aussi nous arriver pour la même raison. « Au volant la vue c’est la vie », à pied, en vélo, en l’air,… aussi

 

Nombre d’insectes, pollinisateurs ou non, contraints d’atterrir en catastrophe, meurent ainsi au sol, écrasés, mangés ou tout simplement épuisés (abeilles, une de plus en moins, 6 minutes pour disparaître  ). Les frelons asiatiques devraient bientôt connaître le même sort à moins qu’ils n’aient trouvé le petit coin de paradis terrestre où le ciel n’est pas encore saturé par trop d’avions.

 

Si rien n’est rapidement fait pour réduire immédiatement le nombre d’avions simultanément en vol, la petite ritournelle peut se chanter dès à présent :

 

+ de rage, + de carnage,

Le frelon est mort par terre.

 

 



Vivent les abeilles !!!



Un duel sans merci, une course à la vie sont engagés entre soleil blanc et profusion de fleurs mellifères.


Les villes sont de plus en plus diversement fleuries.


Les syndicats apicoles, UNAF en tête, des associations écologistes se démènent pour que soit supprimé l’emploi des pesticides en ville, pour que soient généralisées les jachères mellifères.  Les conseils généraux jouent le jeu en fauchant moins souvent le bord des départementales. Des ruches sont installées sur des bâtiments publics, dans des parcs et même au musée de l’air.


Partout l’humidité du trop d’avion blanchit le ciel, ramollit les feuilles, atténue, diffuse et altère la lumière. Les fleurs s’ouvrent plus tard le matin, se referment plus tôt le soir. Tout luit étrangement.

 


 
Abeille et mouche ont été attirées par la luisance de ces tulipes comme le moucheron par un lampadaire.


Il en résulte du temps perdu pour butiner ou se délecter des crottes de chien ou cadavre de frelon.


 
Une abeille par ci…



Une abeille par là …



Butineuse citadine volontaire…

 

mais pas infatigable !!!  Parviendra-t-elle à retourner jusqu’à sa ruche mieux que sa cousine campagnarde?


Un bourdonnement d’abeille, buzz d’Albert Einstein, rien n’est établi



Les abeilles en ville

Nourriture, tranquillité des ruches, écarts de température plus modérés, suivi sanitaire assuré, tout est fait pour que les abeilles se sentent bien en ville.

De plus elles n'ont pas de grandes étendues monotones à traverser en se guidant uniquement au soleil, les fleurs sont relativement proches de la ruche et les immeubles, jusqu'à un certain point, servent de balises comme les piquets d'un bord de piste guident le skieur par jour blanc.

Mais si le dallage, le goudron ou même les brins d'herbe de la pelouse deviennent trop brillants au soleil blanc, les abeilles perdront la notion du haut et du bas et auront le même problème que les abeilles qui, emportées par la vitesse de leur vol, se retrouvent au-dessus d'une piscine ou d'un névé. "Je veux rentrer!", hurle l'abeille qui disparait.
Par Jacques Fabry - Publié dans : disparition des abeilles
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  • : 01/01/2008
  • : Planète Avionie, les changements climatiques au quotidien
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  • : photos randonnée montagne soleil avion Environnement
  • : La nature nous alerte en silence. Parfois le manque de mots ça agace!!! Mais les signes sont tenaces, le dérèglement climatique est installé, de plus en plus large, intense et rapide. Là, juste sous nos yeux, ouvrons-les bien grands, tout de suite, sans craindre de comprendre.
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Profil

  • Jacques Fabry
  • Planète Avionie, les changements climatiques au quotidien
  • Homme
  • 05/05/1952
  • Provence Savoie Camargue
  • nature provence savoie chevaux météo
  • Je vis au grand air, dans les grands espaces et j'aime ça. Je ne suis pas riche mais étais certain qu'au moins "le ciel appartient à tout le monde". Jusqu'au jour où nuages, neige, petites bêtes, plantes et animaux m'ont montré le contraire.

Quand la lumière ne fut plus.

Aménagements climatiques

Réchauffement climatique

Dérèglement climatique

Bouleversement climatique

Disparitions climatiques

Uniformatisation climatique

Sans plus de commentaires pour le moment, mais je n’ai pas choisi ces mots au hasard.

 

J’ai essayé de montrer, de convaincre les responsables, c’était un peu tôt. J’y ai laissé trop d’énergie mais ils sont informés.

 

Je vais continuer par petites touches à photographier et afficher ce qui se passe sous nos yeux. J’espère que nous serons de plus en plus nombreux à accepter de regarder l’évidence et que nous serons entendus avant que la brusque extinction du plancton, des plantes, des animaux et des hommes actuels ne se produise, bien avant 2050.

 

POUR EVITER L’IRREMEDIABLE, LE PLUS URGENT EST DE DIMINUER IMMEDIATEMENT ET CONSIDERABLEMENT LE TRAFIC AERIEN MONDIAL.

 

Dure réalité, mais moins compliquée et moins coûteuse que la crise économique  générale qui nous attend, dès les prochains mois, si nous continuons à bouleverser l’eau et la lumière à la surface de la terre.

 

Je peux, à la demande, expliquer plus en détails, chacune de mes affirmations, et serais même tranquillisé qu’on me prouve que j’ai tord. N’hésitez pas à laisser un commentaire au bas des articles ou à me contacter directement avec le lien « contact » tout en bas de chaque page.

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