Samedi 24 mai 2008 6 24 /05 /Mai /2008 11:47

Jeudi 22 mai 2008 Hubert Reeves était invité à Aix-en-Provence.

http://www.laprovence.com/articles/2008/05/22/458190-AIX-Une-lecon-ecologique-pour-petits-et-grands-Aixois.php

 

Dans cet article, signé Julien Danielides du quotidien La Provence édition d’Aix-en-Provence, la réponse d’Hubert Reeves à la question « La Provence est-elle particulièrement menacée, dans ses paysages, dans son climat, dans les années qui viennent ? » se révèle aussi évasive que convenue et bien loin de répondre au malaise ressenti par de plus en plus d’Aixois  devant la mise à mal de leur étendard, l’enviée lumière du Sud.

 

Oui, la Provence est particulièrement menacée. Plus que menacée, La Provence, et particulièrement la région d’Aix et le Grand Site de la Sainte-Victoire,  sont déjà atteints dans leurs paysages, leurs microclimats, leur biodiversité tant animale que végétale.

 

L’humidité et l’assombrissement global apportés par un trop important trafic aérien nuisent gravement à la spécificité des plantes et des animaux des climats méditerranéens. La fraîcheur crépusculaire et matinale diminue la sensation de bien-être aux terrasses ou au bord des piscines. Les économies agricoles, viticoles et touristiques vont être très prochainement touchées. Le manque de lumière commence à atteindre le moral et peut amoindrir la santé des habitants. Les orages de pluie ou de grêles sont de plus en plus menaçants et perturbants.

 

Il est temps de prendre Hubert Reeves aux mots imprimés à la fin de l’article en question : « La politique de l'autruche n'est pas la meilleure. Savoir que les risques existent de détérioration des conditions de vie sur Terre, qu'ils sont grands, est une étape déjà franchie par presque tout le monde.
La deuxième étape concerne les élus et les électeurs car on ne peut tout attendre des uns et rien des autres. Tout le monde a une responsabilité, certes plus ou moins grande. À chacun sa part de travail. L'avenir est, pour une grande part, en construction dès aujourd'hui. Choisissons de bien le construire. Il sera le quotidien de nos enfants et de leurs enfants. »


N’attendons pas passivement que le manque de pétrole cloue les avions au sol. Ce serait alors trop tard pour beaucoup de vies terrestres, même la nôtre.


23 mai 2008, fin d'après-midi, traînée d'avion au-dessus d'Aix-en-Provence


24 mai 2008, début de matinée, traînée d'avion sur la Sainte-Victoire



13 mars 2008 sainte-victoire, levers de soleil en avionie
 

 
12 janvier 2008 La Sainte-Victoire un jour de soleil
 


2008, année des premiers effets à grande échelle du voilage du soleil en région PACA.

C'est bien ce que nous vivons.

J'avais essayé timidement d'en alerter les lecteurs de la Provence par l'intermédiaire du courrier des lecteurs dès juin 2007. Mon envoi n'avait pas été retenu.

De :

openrange (grands espaces)

A :

courriersdeslecteurs@laprovence-presse.fr

Date :

26/06/07 à 14h50

Objet :

2007 année 0 de la disparition du soleil

 

2007 année 0 de la disparition du soleil

Bien sûr personne ne croira à ce titre et pourtant les colonnes de La Provence nous ont prévenu depuis l'automne dernier de l'ouverture de 11 lignes nouvelles à Marignane et le salon du Bourget vient de se terminer dans l'euphorie se glorifiant d'une augmentation prévisible du trafic aérien de 20 % d'ici à 2015.

Seulement la nature n'est pas linéaire, elle se sature par seuil et l'un d'entre eux vient d'être franchi dans sa capacité à ne plus pourvoir dissiper les nuages créés par les échappements des avions.

En toute objectivité prenez le temps au fil des jours de regarder le ciel, l'intensité et la couleur de la lumière le matin au lever, le soir au coucher, la forme des nuages par ciel bleu et même par temps gris. Combien de jours vraiment sans aucun nuages ? Et quand le ciel paraît bleu, jugez de l'intensité de la netteté des contours des ombres au sol. Les effets sont encore minimes, mais quand même, en prenant le temps d'y réfléchir, vous vous êtes déjà rendus compte que le moral est sensible à cette lumière de plus en plus blafarde, les moments au bord des piscines sont moins agréables, l'envie de glaces moins fortes...

Il est temps de retrouver le soleil ici ou ailleurs. Cercle vicieux, car en allant ailleurs on y créera aussi du ciel blanc.

Par Jacques Fabry - Publié dans : dérèglement climatique
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Dimanche 18 mai 2008 7 18 /05 /Mai /2008 22:07

« Qui va nourrir le monde ? » Vous trouverez la signification de cette phrase, dans son contexte, en suivant le lien http://www.nourrirlemonde.org/

La question qui me tourmente est :

Qui empêche le monde de se nourrir normalement?

Le monde ? C’est toute vie sur terre. Chaque maillon des chaînes alimentaires ne doit son existence, directement ou indirectement, qu’à la présence attendue de l’eau et de la lumière solaire.

Toucher à cet ordre des choses serait pure folie. La conscience aveuglée par son nombrilisme, par le culte du profit, l’homme a réussi à mettre à mal la circulation naturelle de l’eau et de la lumière. D’une manière très simple, en refusant de voir l’évidence. Un avion, haut dans le ciel, c’est discret et tellement pratique, c’est devenu le moteur de nombreuses économies mondiales. Alors tant pis s’il y a des petits désagréments de bruit, ou de pollution par les hydrocarbures, tant pis pour les émissions de C02 et d’eau, principaux gaz à effet de serre. L’homme se rassure en se préparant à s’adapter à un réchauffement climatique planétaire.

Le danger actuel, silencieux, pernicieux et immédiat n’est pas dans le réchauffement climatique.

Mon vœu le plus cher est que le début de la Présidence française du Conseil de l'Union au 1er juillet 2008 soit aussi le début de la prise de conscience mondiale de ce qui nous est vraiment arrivé :

Notre planète Terre est déjà devenue en partie, devient chaque jour un peu plus terre d'Avionie, pays où le seuil d’assimilation par l’air de l’eau créée par la propulsion des avions a été dépassé. En Avionie, l'atmosphère est fondamentalement différente. L’eau est désorganisée, la lumière dénaturée et plus uniformément répartie.

 

Les plantes s’épuisent en fleurissant plus que de coutume pour tenter une super production afin de mettre des semences en dormance en espérant prochainement des conditions meilleures pour la survie de l’espèce. Les insectes aveuglés errent, s’accouplent le plus rapidement possible, s’épuisent et meurent en espérant eux aussi  de prochaines conditions meilleures pour la survie de l’espèce. Les vers de terre trompés par l’humidité nouvelle disparaissent. 


La conférence internationale «Qui va nourrir le monde ? Vers des agricultures diverses et durables, moteurs du développement» qui se tiendra le 3 juillet 2008 au Parlement européen à Bruxelles ne pourra être réellement efficace que si elle permet de reconnaître l’existence de la planète Avionie que nous venons de créer. Aucune agriculture durable, aucun élevage terrestre ou aquatique habituels ne peuvent se développer normalement sous ciel avionneux.

 

Qui va nourrir notre monde ? Ceux-là même qui permettront de rendre à la multitude des formes de vie terrestre les conditions d’existence millénaires qui leur sont nécessaires. Et pour cela il faut impérativement  et très rapidement réduire le nombre d’avions en vol.


En attendant les plantes les plus héliophiles souffrent dans le sud de la France.
Les feuillent des platanes jaunissent, celles des marronniers blanchissent, la garrigue rougit ou brunit...

Apparence des blés de Camargue à la mi-mai 2008






Foin du bord des routes


Vignes de Grans ou de Listel


Par Jacques Fabry - Publié dans : société
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Mercredi 14 mai 2008 3 14 /05 /Mai /2008 22:09
Lever de soleil en Camargue


Paisible? féérique? envoûtant? transcendant? romantique ou tout simplement magnifique?





Quelques instants de douceur, prémices d'une inoubliable, chaude et lumineuse journée de mai? Solennelle attente de l'éternel astre du jour?



Trop tard pour la saison estivale 2008.
Le soleil n'apparaît plus à l'horizon, un nouvel oiseau migrateur est arrivé ou simplement passé dans le ciel de Camargue.


Un de trop, puis 100, puis 1000 puis 100 000 et même beaucoup plus.




Du matin au soir, et la nuit aussi, volant très haut dans le ciel, ces oiseaux laissent des traces immondes qui gâcheront les vacances à la plage, écourteront les soirées d'été et affameront même les vrais oiseaux.

Par Jacques Fabry - Publié dans : dangereux nuages des avions
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Profil

  • Jacques Fabry
  • Planète Avionie, les changements climatiques au quotidien
  • Homme
  • 05/05/1952
  • Provence Savoie Camargue
  • nature provence savoie chevaux météo
  • Je vis au grand air, dans les grands espaces et j'aime ça. Je ne suis pas riche mais étais certain qu'au moins "le ciel appartient à tout le monde". Jusqu'au jour où nuages, neige, petites bêtes, plantes et animaux m'ont montré le contraire.

Quand la lumière ne fut plus

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Aménagements climatiques

Réchauffement climatique

Dérèglement climatique

Bouleversements climatiques

Disparitions climatiques

Uniformisation climatique 

Climat inédit

Sans plus de commentaires pour le moment, mais je n’ai pas choisi ces mots au hasard.

J’ai essayé de montrer, de convaincre les responsables, c’était un peu tôt. J’y ai laissé trop d’énergie mais ils sont informés.

Je vais continuer par petites touches à photographier et afficher ce qui se passe sous nos yeux. J’espère que nous serons de plus en plus nombreux à accepter de regarder l’évidence et que nous serons entendus avant que la brusque extinction du plancton, des plantes, des animaux et des hommes actuels ne se produise, bien avant 2050.

POUR EVITER L’IRREMEDIABLE, LE PLUS URGENT EST DE DIMINUER IMMEDIATEMENT ET CONSIDERABLEMENT LE TRAFIC AERIEN MONDIAL.

Dure réalité, mais moins compliquée et moins coûteuse que la crise économique  générale qui nous attend, dès les prochains mois, si nous continuons à bouleverser l’eau et la lumière à la surface de la terre.

Je peux, à la demande, expliquer plus en détails, chacune de mes affirmations, et serais même tranquillisé qu’on me prouve que j’ai tord. N’hésitez pas à laisser un commentaire au bas des articles ou à me contacter directement avec le lien « contact » tout en bas de chaque page.

cielnature  1er janvier 2008 

Ils savent

la cause principale unique et 
ses multiples conséquences
www.eauseccours.com/article-16251978.html

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08/04/08 à 17h10

Cher Monsieur,
Le Commissaire Dimas vous remercie du courrier électronique que vous lui avez adressé le 6 mars dernier, et m'a chargé de vous répondre directement, en ma qualité de chef de l'unité "Stratégie Climatique, négociations internationales et suivi de l'action européenne" au sein de la Direction Générale Environnement de la Commission européenne.

Nous saluons les efforts que vous déployez en matière de lutte contre le changement climatique. Vous trouverez ci-dessous pour votre information le site internet de la Commission consacré à ce sujet :

http://ec.europa.eu/

Je me permets également d'appeler votre attention sur le fait que les travaux de l'IDDRI sont effectivement bien utiles et qu'il s'agit d'un organisme indépendant et non lié à la Commission européenne.

Je vous souhaite une bonne continuation dans la poursuite de vos travaux.

Bien cordialement,
Artur Runge-Metzger
Chef d'Unité Stratégie climatique, négociations internationales

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